Elle est là, je la sens, l'Aéther se couvre de noirceur et de corruption.
 
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 Un espoir. [Armédion Duchestre]

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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Jeu 17 Nov - 12:09

Je la regardais faire, s'adressant au corps sans conscience. Je ne savais réellement pas ce qu'elle allait faire, et dans le doute, j'aurais du l'en empêcher, sauf que je n'étais pas dans l'état de le faire.
Lorsqu'on est dans l'effort, le corps suit assez bien.. Lorsqu'il se relâche, c'est là que commencent les contractions, courbatures et douleurs..
Or, moi, du fait de la maladie que j'avais et de l'endroit ou elle s'exprimait, je n'avais pas de souffle. Et je sentais une poignante douleur me saisir toujours a cette place : la base de mon épaule. Cette douleur était, et je le sentais très bien, malsaine. C'est la raison pour laquelle j'y résistais le mieux d'ailleurs. Hors de question de se rendre indigne pour une tâche, fut-elle noire et sur ma peau.
Mais lorsqu'on ajoute a ça les nombreuses ecchymoses, coupures, blessures, cassures même, en fait, je me rendais compte que je ne me sentais pas si bien que ça.. Mon souffle devenait légèrement rauque tandis que je palpais doucement mon tibia.
Je pouvais marcher, donc je n'avais rien de casser. Et quand bien même, c'était pas vraiment mon genre de m'asseoir et d'attendre qu'on vienne me chercher.

Bien que ce fut dans un tout autre domaine, le fait qu'elle épargne se proie m’ôta un poids du coeur. Légalement et moralement, c'était franchement mal vu de tuer un homme vaincu, a terre et inconscient.. Même si vu la pourriture que c'était, je ne l'aurai pas empêché de le faire, mais cela étant, pouvoir l'arrêter, le fouiller et le condamner me semblait plus juste.

Lorsqu'Il'linha s'adressa a moi, j'étais un peu rêveur, ailleurs.. Pas franchement capable de me concentrer.. J'avais surement pris un coup sur la tête d'ailleurs..


-Mh.. Chez moi...? Ah oui.. Prendre un bon bain.. En profiter pour me soigner.. Penser a rien.. M'allonger et fermer les yeux...

Puis je secouais la tête, me rendant compte que j'étais en train de dérailler dur.

-Ahem ! Pardon oui. Oui, oui, l'idée est bonne, mais je crains de ne pouvoir voyager dans mon état, je vais devoir rester ici quelques jours du reste..

Je m'étirais, comme pour me tirer d'une somnolence mentale.

-J'ai l'avantage de connaitre mes points faibles (et il y en a plus qu'un) et de tabler dessus de façon a ce qu'il en deviennent des points bien protégés.

Ce disant, je pensais a ma fille par exemple. Beaucoup avaient essayé de m'atteindre a travers elle. Tous s'étaient rendu compte que si j'étais compliqué a maîtriser, l'approcher elle était encore bien plus dur. Elle était d'ailleurs surement plus protégée que moi-même, et je n'avais pas trop d'inquiétude a son sujet, même si en tant que père, je ne cesserait jamais d'être paranoïaque sur sa sécurité. Surement pour ça qu'elle risque moins que moi ce jour..
Quant au reste.. Ma foi je faisais avec et jusque là je m'étais assez bien débrouillé. Aussi, sans trop d'inquiétudes, je me joignis a son rire. C'était absurde de rire, mais je relâchais mes nerfs, moi aussi. C'était bon de se laisser un peu aller avec la situation de laquelle nous sortions a peine.
Sauf que mon rire se mua en une quinte de toux, ravivant la douleur en ce point si sensible. Passant ma manche sur ma bouche (vu l'état de l'un et de l'autre, la peur de salir.. Pfuh !), je remarquais une tâche foncée sur l'ocre de ma robe. Oh oh.. Même dans mon état, tousser son sang n'était jamais bon signe.. Enfin, ce n'était pas la première fois et je n'en était jamais mort... Pas que je sache en tout cas.


-Veiller a ce qu'il nous dise tout ce qu'il peut encore dire, après, ce sera a Astre de décider de son sort. Je pourrais éventuellement plaider dans cette affaire, mais je doute qu'on ai besoin de creuser bien loin pour faire tomber une sentence. Et comme je doute que vous acceptiez d'aller a la barre..

Je haussais les épaules, avec un sourire un peu crispé, comme si malgré ma volonté de faire, je n'arrivais pas a passer ma santé pour paraître convaincant et bien portant en étirant les lèvres.

-Mon état ? Disons que je vous saurais gré de ne pas me donner l'amicale tape des "taches accomplies" qui me ferait sans aucun doute tomber en morceaux. Enfin, je tiens debout, c'est que je dois pas encore avoir un pied dans la tombe..
De toute façon, la mauvaise herbe ne meurt jamais. Même quand y'en a plus y'en a encore.


Avais-je dis en me dirigeant vers l'escalier. Non, je ne marchais pas droit, et potentiellement, vu la portance de mes jambes, j'avais une chance raisonnable de me vautrer a chaque fois que je mettrais un pied devant l'autre.
Note a l'avenir : s’entraîner plus souvent.
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Novice Ǽthérian

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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Ven 18 Nov - 23:17

Fixant mon attention sur Armédion, je décidais d'oublier définitivement Ladrian.
Il avait confirmé mes soupçon, j'avais appris de lui tout ce que je voulais, ou presque et maintenant, dans l'état où il se trouvait désormais, il ne me servirait plus à rien. Son existence n'avait plus d'importance. La justice que défendait Armédion pouvait bien en faire ce qu'elle voulait.
Le torturer, l'enfermer, le pendre, je m'en fichais, il n'existait déjà plus pour moi.

Il avait certes contribué à la destruction de ce qu'avait été ma vie, mais il n'était qu'un pion, ni plus ni moins, un pion tous juste bon à m'informer et à disparaitre, ce qu'il avait fait à la perfection.

Armédion semblait essoufflé, plus mal en point qu'il ne voulait bien l'avouer. L'espace d'un instant, il sembla même ailleurs. J'aurais aimé aussi être ailleurs moi aussi, levant les yeux, je tentais d'apercevoir le ciel, mais aucune fenêtre n'était assez proche pour me permettre de m'évader dans l'immensité de la Voie Lactée et je retins un soupir, me sentant soudain oppressé entre ses murs.

"Une idée plutôt tentante." avouais-je fermant furtivement les yeux.

Ne plus penser à rien l'espace de dix secondes. Oublier ce qu'il c'était passé, ce qu'il se passait et ce qu'il se passerait. Oublié le chemin parcouru et celui qu'il restait encore à faire.
Oublier la haine que m'inspiraient mes ennemis, la douleur de la perte de ma famille, le vide qu'elle laissait en moi.
Je secouait la tête, ne pas penser n'était pas dans ma nature et me lamenter ne servirait à rien.
Rouvrant les yeux, je fixais Armédion fronçant les sourcils.

"Vous devriez peut être voir un médecin?" suggérais-je un brin alerter par son souffle courts et ses chancellement.

Remarqué, je ne valait pas beaucoup mieux.

"C'est une bonne chose pour vous."

Au moins, il pouvait avoir l'esprit tranquille. C'était idiot, mais ce fait me rassurait.
Peut être me sentais-je redevable. Et peut être l'étais-je vraiment.
Ladrian c'était levé avant moi, dieu sait ce qu'il se serait passé si j'avais été seule.
Je soupirais, il va falloir que je remédie à ça et vite! Très vite!!!

"A la barre? Pourquoi faire? Attirer l'attention de potentiel ravisseurs? Ce n'est pas vraiment la peine." soupirais-je.

Je secouais la tête, je ne voyais pas témoigner de quoi que se soit devant qui que se soit, je me fichais de ce qui lui arriverait, je me fichais de la sentence et je ne voulais pas révéler mon histoire à qui que se soit tant que je n'y était pas obligée.
Surtout pas a des gens en qui je n'avais aucune confiance. Armédion m'inspirait confiance et a en croire l'arme qu'il portait, je n'avais que très peu de chance de me tromper.

Il ne me fallait pas plus que la comparaison de la garde de son arme aux statues présentent dans le Palais de Justice de la ville et ce que la dite arme avait été capable de produire sur un homme aussi peu dénué d'honneur que Ladrian.
Que cette arme soit en possession d'Armédion prouvait qu'il n'était pas n'importe qui. Même en mettant ses responsabilité de côté.

Tous les autres hauts dignitaires et homme de loi que je ne pourrais rencontrer avant ne m'inspireraient jamais assez confiance pour que je leur révèle quoi que se soit.

"En revanche, je me permettrait de vous demander un service, si à tout hasard il vous révélait le nom des employeurs qui l'ont payé pour enlever ma famille."


Ma demande pouvait paraitre égoïste et je savais qu'il était en droit de de me demander quelque chose contre cette information, si tant est qu'il puisse l'obtenir, mais j'espérais que la contrepartie n'impliquerait pas un quelconque témoignage de ma part, j'avais consentis à assez de sacrifice pour au moins le siècle à venir en une seule journée.

"La mauvaise herbe?"
ironisais-je en haussant un sourcil désignant furtivement son épée du regard.

M'écartant légèrement, je laissais passer Armédion, inquiète de sa démarche, jusqu'à ce qu'une douleur aiguë ne me rappelle mon propre état.
J'étouffais un gémissement de douleur en plaquant une main sur mon ventre, qui se couvra de sang.
Reculant légèrement, je pris appui contre le mur derrière moi.

"Et merde." soufflais-je, prenant un grande inspiration pour ne pas tourner de l'œil.
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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Dim 20 Nov - 18:23

-Voir un médecin ? Pour qu'il m'achève ? !

J'avais dis cela avec un humour assez amère. Je n'étais jamais allé voir de médecin de ma vie. Pourquoi ? Parce que la tâche noire que j'avais a cet endroit si douloureux me vaudrait une mise en quarantaine suivie d'une exécution pour motif sanitaire, sans compter une enquête sur ma famille, révélant que mon père l'avait également, et dans le doute, ma fille y passerait aussi.
Non, je n'avais que de trop rares personnes de confiance pour me soigner.. Généralement, je m'occupais de ça moi même. Au début, mes tentatives pour me recoudre ressemblaient plus a un travail de boucher.. Avec le temps, j'ai finis par obtenir une certaine minutie en la matière


-Après ça, je vois mal comment je pourrais vous retourner le compliment, quand bien même vous semblez en avoir tout autant besoin que moi.

Je commençais a descendre, l'écoutant confirmer mon attente : non, elle n'irait pas a la barre. Tant pis, bon, c'est pas comme si je ne m'y était pas attendu.
La tâche n'était pas des plus aisées. Bien tenu a la rampe, j’espérais avoir repris un peu de mon esprit et de mes forces, mais cet escalier m'en faisait voir de belles..
Aussi je m'arrêtais au milieu, profitant de lui répondre pour m'octroyer une pause. Levant deux doigts, je répondis avec un sérieux presque grave.


-Je le ferais, a deux conditions.

Baissant le premier doigt j'énonçais :

-Que vous me laissiez une adresse ou un moyen de vous joindre, faute de quoi ce sera compliqué de communiquer.

Puis le second :

-Et cette fois ci, ce sera vous qui inviterez.

Je concluais ces deux points avec un clin d'oeil qui jurait affreusement avec les crispations douloureuses de mon visage. Sourire qui s'effaça très vite lorsque je la vis s'appuyer contre le mur, tachant celui-ci de rouge. Je n'avais même pas remarqué qu'elle était blessée, et vu l'endroit, il y avait toute chance pour ce soit grave.. Ou pas, mais vu sa tête, j'avais de quoi être inquiet..

-Diantre ! Vous auriez du me le dire !

Je remontais les escaliers quatre a quatre, soufflant un peu plus fortement et grognant de la douleur que cela provoquait dans mon tibia, mais tant pis.
Regardant son habit et la vitesse a laquelle il s'était teinté de rouge, je décidais de déchirer un pan plus ou moins net de ma robe en une longue bande.


-Pas question que je vous laisse sans avoir au moins pansé ça. Ce serai bête que vous passiez maintenant juste en vous vidant de votre sang ! Commencez donc par vous allonger !

Je me retournais, un peu coincé dans mes mouvements puisque si je n'étais pas aussi touché qu'elle, j'étais incapable de commencer a m'agiter trop sans me vautrer ou perdre connaissance, par manque d'air ou excès de douleur.
Aussi, je criais donc.


-Hola ! Tavernier ! Montez vite du linge propre, de l'alcool et ensuite de l'eau chaude ! Céans !

Je me retournais vers Il'lianha.

-Je crois qu'on va monter l'infirmerie ici.

Ironisant a moitié, mais véritablement gêné, je lui tendis le pan de robe.

-Ahem.. Vous n'êtes ni morte ni inconsciente, donc je pense qu'il serait bienséant de vous laisser vous occuper de vous même.

Disons que vu le place sa blessure, je ne saurais agir sans euh.. Enfin, disons qu'un gentilhomme ne se montrerait jamais familier de la sorte avec une femme sans y avoir été invité pour une raison ou une autre, et j'étais bien éduqué.

- Et vous aussi vous êtes de la mauvaise herbe, alors tachez de pas faiblir !

Ajoutais-je pour dégager mon embarras. Je me laissais tomber, assis, contre le bastingage de l'étage. En bas, un bruit indiquait que notre hôte arrivait avec ce que je lui avait demandé.

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Novice Ǽthérian

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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Dim 20 Nov - 20:04

Je haussais un sourcil devant la violence de sa réponse, peinant à retenir un éclat de rire.
Je n'imaginais pas Armédion avoir peur d'un médecin, quoi qu'ils puissent parfois se montrer effrayant avec tout leur instruments ressemblant de trop près aux instruments d'un bourreau.
Secouant la tête, je préférais ne pas approfondir la question, de peur de soulever un sujet gênant.
Pourtant, et ce fait me surprenait, j'aurais aimé savoir ce qui pouvait le pousser à se point à se méfier des médecins.

"Je ne leur fait pas assez confiance pour cela."
soufflais-je ecoeurée rien qu'à l'idée de me laisser ausculter par un parfait inconnu.

Prête à le suivre dans les escaliers, je m'arrêtais surprise pas ses propos, préférant ne pas relever une fois de plus l'état d'épuisement dans lequel il semblait se trouver.
Je fronçais les sourcil, alerté par ses mots avant de lever les yeux au ciel en souriant.

"Vous êtes dure en affaire." plaisantais-je.

M'appuyant contre le mur, je hochais la tête.

"La seconde condition doit être envisageable, mais pour la première, je ne peux pas vous promettre grand chose."

J'étais incapable de dire où j'allais passer la prochaine nuit. La notion de foyer ne m'étais plus connu depuis un certain temps et je ne reconnaissais qu'un seul endroit comme tel, endroit où je n'avais plus mis les pieds depuis un certain temps.
Tenue par le mur, je pestait contre ma propre faiblesse, agacée de ne pouvoir me débrouiller seule et encore une fois, m'étonnant moi même, d'inquiéter mon compagnon qui n'avait pas besoin de se préoccuper de mon état, le sien étant déjà relativement alarmant.

"Vous dire quoi?" ironisais-je en haussant un sourcil, enfonçant ma main dans mon ventre pour tenter tant bien que mal de faire pression sur la plaie pour arrêter les saignement.

"C'est superficiel." soufflais-je tremblant légérement.

Mais fichtrement douloureux. J'avais tout de même la chance que la plaie ne soit pas profonde, aucune organe n'était touché, sinon, , vu l'emplacement de la plaie, je serais morte depuis un moment déjà, éventrée.
Relevant les yeux sur Armédion, je dus retenir un grognement de frustration. Je ne suis pas aux portes de la mort !!
Pourtant, alors qu'il m'ordonnait presque de m'allonger, je ne pus que m'exécuter, me laissant glisser le long du mur.

"Je peux marcher." affirmais-je lamentablement affalée sur le sol. Oui, et pour aller où hein?

Récupérant le bout de tissu qu'Armédion me tendait, j'esquissais un sourire et hochais la tête, reconnaissante de la pudeur dont il faisait preuve. De toute façon, je ne l'aurais certainement pas laissé agir autrement, pas tant que je n'étais pas inconsciente. Il m'était sympathique et j'étais prête à lui accorder ma confiance, mais j'avais certaine limite.

"J'aurais pu attendre les linges propre." plaisantais-je, utilisant le bout de tissu pour améliorer la pression sur la plaie, les saignements commençaient à se calmer.
Il était temps.

Tournant les yeux vers Armédion, j'échappais un petit rire.

"Je vais le prendre comme un compliment." ironisais-je.

Le tavernier fut vite à nos côté et eu l'air choqué de l'état dans lequel il nous trouva.

"Vous avez fait du vilain." râla-t-il.

Oui bon ça va, on a pas tout casser non plus hein! Jetant un œil autour de moi, je grimaçais légérement. Par ci par là, les murs du pallier avaient été les victimes de coup manqués, je savais que dans la chambre, un commode était brisé, le plancher taché de suie et de sang et deux lampes gisaient au sol en plusieurs morceaux.

Alors qu'il s'agenouillait prés de moi, pour m'aider, je le repousser légèrement, lui lançant un regard d'avertissement qui eu l'air de faire son effet car il garda des distances respectueuses. Je saisis un linge propre et de l'alcool, versant le contenu de l'un sur l'autre.
Je me mordis une lèvres en appliquant le linge sur ma plaie. L'alcool eu pour effet d'arrêter immédiatement les saignement, désinfectant la plaie, me burlant au passage.
Une fois propre, je n'aurais plus qu'à la cautériser, mais une fois reposé, pour l'instant, un bandage sommaire suffirait.

"Je vais faire appeler la garde et un médecin."

Tournant des yeux horrifié vers le tavernier, je l'attrapai par le poignet pour l'empêcher de nous quitter prématurément.

"Laisser les médecins de côté, nous nous débrouilleront très bien."

Je n'avais aucune envie de me retrouver bloquée chez une médecin.
Prenant appuis contre le mur, je me relevais doucement.

"Je prendrais parfaitement bien soin de moi."

Relâchant le poignet du tavernier, je glissais quelque pièces dans sa mains.

"Pour les dégâts."
expliquais-je.

Il hocha la tête, mais alors qu'il descendait les escaliers, des bruits de pas nombreux se firent entendre au rez de chaussé.

"Et voilà la garde." constatais-je en baissant les yeux sur Armédion, prenant appuis contre le mur pour ne pas avoir à me rassoir. Une nuit de repos, un petit tour de magie et plus rien n'y paraitrait. Je ne voulais pas me laisser guider par ma douleur, même si c'était difficile, la plaie n'étant que superficiel, une fois le sang stoppé, tenir sur mes pieds devenait moins difficile, bien que la tête me tourne un peu. Je me reposerais bientôt, je devais tenir encore un peu.

"Que faisons nous maintenant?"
demandais-je, espérant pouvoir compter sur mon compagnon pour ne pas m'impliquer outre mesure dans cette affaire. Bien que j'en sois la principale concernée.
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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Lun 21 Nov - 20:01

-C'est a dire que si je ne sais ou vous joindre, je vois mal comment donner suite a votre requête.

Je la regardais se soigner en grognant. Ah làlà, quelle irresponsable ! Pire que ma fille !
Enfin le tavernier monta avec ce que je lui avais commandé, grognant contre le grabuge que l'on avait fait. Boarf, on avait pas fait tant de dommage que ça, si ?
Je regardais autour de moi..
Bon, d'accord si. Faudra que je parle de dédommagement quand je passerais devant des autorité compétentes d'Astre. Effectivement, on n'y avait pas été de main morte. Mais bon, la batisse tenait encore debout et seuls le couloir de cet étages était désolé et la chambre dans laquelle Ladrian était. Pas de quoi en faire un drame.
Mais je continuais d'observer le silence, ne voulant parler qu'en besoin impérieux, cherchant a garder mon souffle.
Aussi avais-je laissé Il'lianha se charger de retenir le bon sentiment sentiment de notre hôte qui voulait s'en aller quérir des mires. Non, pas question ! Mais par chance, ma camarade n'y avait pas plus tenu que moi.

Peu a peu, je sentais la douleur de mon épaule s'apaiser. J'étais certes toujours couvres de multitudes de blessures douloureuses, mais cela passerait dans une semaine maximum. Bientôt rien de ce que j'avais ne sera encore d’actualité. Sauf peut-être mon tibia. Cassé non, mais la fracture n'était pas a exclure. Ça allait être pratique tien de retourner a Kaestrale avec une jambe dans cet état là..


-Prendre soin de vous ? Oula oui, vous avez intérêt, faute de quoi je vais commencer a devenir paternaliste, et vous allez détester cela.

Rigolais-je en entendant les portes s'ouvrir a la volée devant la garde. Tien, je l'avais oublié celle là. En retard, comme d'habitude.

-Ce qu'on fait ? Vous rien, vous restez là, vous vous reposez et vous regardez l'artiste faire.

Je commençais a descendre, a nouveau, tandis qu'un homme émergeait de la foule de garde, le leader sans doute. Un capitaine ou je ne sais quoi. Titubant, je m'avançais jusqu’à être face a lui. Courbé, il me dominait d'une bonne tête.

-Qu'est-ce qui se passe ici ?! Allez, parle, Astre n'aime pas ceux qui sèment le désordre en son sein !

Non mais, pour qui il me prenait celui là ?!

-D'une, camarade, vous vous adresserez a moi en mettant en tête de chacun de vos phrase un "Votre honneur". De deux, vous apprendrez que je suis membre du barreau de cette fiche cité. De trois si vous saviez faire correctement votre travail, tout ce serait remarquablement bien passé ce jour, sauf qu'il a fallu que, malgré le cordon défensif qui ferme la ville, vous fassiez entrer un étranger !
Donc a votre place, camarade, je ferais profil bas avant de vous retrouver a bêcher la terre que vous avez quitté pour intégrer l'armée !


Je me pliais en deux, toussant a nouveau mon sang sur le sol, une main toujours sur la rampe. Alors que, tout intimidé, mon interlocuteur se pencha vers moi, inquiet, je repoussais son bras et me redressais de toute ma hauteur, impérieux, toujours.

-Ca ira, merci. Il y a un homme inconscient a l'étage, bouclez-le moi. Et laissez donc la paix a la femme et au tavernier, je pense qu'ils ont assez subit pour ce jour.

-Mais, monsieur, c'est une Astriell, elle ne devrait pas être là non plus !


-Si elle n'y avait pas été, moi je n'y serais plus vivant. Oui, je sais, c'est malheureux de devoir compter sur des particuliers pour s'occuper de la sécurité dans cette cité. Vous voudriez que j'explique en long en large et en travers comment une astriell, étrangère, a réussi a remonter dans cette ville jusqu’à un assassin alors que vous même n'y arrivez pas. Ou vous passerez-vous de ce récit humiliant et déciderez vous que l'amie d'un juge ne peut être que le votre ?!

-Je.. Euh.. Certes votre Honneur ! Mais.. Vous..? Vous allez bien..?

-Vous avez vos ordres, camarades vous savez donc ce que..

En vérité, j'étais devenu blême. La douleur était certes moindre, mais je manquais toujours d'air, et ma longue tirade avait complètement vidé mes poumons qui peinaient a se remplir. A bout de souffle, je m'écroulais.
Ce n'était rien de grave, j'avais juste trop tiré sur la corde et j'allais rester a la limite dans la conscience quelques instants, le temps que je me remette a respirer normalement.
Claquant les talons, le capitaine ordonna :


-Allez, exécution ! Allez me boucler l'autre la haut, prêtez assistance au besoin, et allonger le juge de façon a ce qu'il se remette !

Puis plus bas.

-Parce que ça porte les honneurs de la cours, ça se croit tout permis.. Pff, saleté de hierarchie et foutus étrangers..

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Novice Ǽthérian

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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Lun 21 Nov - 22:36

Je haussais les épaules et souris mystérieusement, me retrouver n'était pas compliqué lorsqu'on savait ou me chercher.
Adossée au mur, je reprenais peu à peu contenance. Le monde cessa de tourner autour de moi, et mes jambes acceptèrent de me tenir à peu prés convenablement.
Mes poumons ne me brulant plus, je pouvais enfin respirer normalement.

Bien sur, la plaie ouverte sur mon ventre était douloureuse et je savais que je ne devais pas trop bouger si je ne voulais pas provoquer de nouveau saignement.
La main plaquée sur mon ventre, je me redressais pour lancer un regard faussement vexé à Armédion.

"Paternaliste ?? Je ne suis pas si jeune que cela."
rigolais-je.

Reconnaissante, je hochais la tête et regardais Armédion descendre l'escalier chancelant. Je me mordis une lèvre, tout de même inquiète. Il n'avait pas l'air en grande forme et devait encore assurer, mais je ne pouvait pas l'épauler, je n'avais aucun poids dans la ville.
Avançant de quelques pas, je descendis une marche ou deux, me dissimulant à moitié dans l'ombre de la cage d'escalier, esquissant un sourire devant la façon dont Armédion remis à sa place le chef de la garde.
Malgré son état, il parvenait à en imposer encore.
Alors que le chef de la garde relevait les yeux sur moi, l'air passablement contrarié de ne pas pouvoir m'arrêter. Un sourire ironique accroché aux lèvres, je ne pus m'empêcher de le défier du regard.

Elles sont très bien mes ailes! Non mais!

J'eus du mal a retenir un rire amer. Si je n'avais pas été là, il ne serait pas dans cet état. Je lui était certainement plus redevable que lui ne me l'était.

Fronçant les sourcils alors qu'Armédion s'arrêta net et descendis encore quelque marches alors qu'il s'écroulait.
Je m'arrêtais net au milieu des marches, aussi stupéfaite qu'horrifiée et descendis les dernière marches aussi rapidement que ma blessure me le permettait.
Rejoignant Armédion, je m'accroupis prés de lui, tirant doucement sur son épaules, je l'allongé sur le dos, passant une main sur son front.

"Il a de la fièvre."
signalais-je au garde chargé de s'occuper de mon compagnon.

L'homme qui c'était adressé à Armédion quelques secondes plutôt, celui qui se présentais comme le Chef se retourna et baissa sur mon un regard presque dédaigneux, me tirant un frisson de rage.

"Nous nous en occupons Dame. J'aimerais vous posez quelques questions avant que vous ne disparaissiez dans les airs."

Je grinçais des dents et, après avoir glisser le médaillon pendant toujours à mon cou, dissimulé par mes vêtements, représentant le symbole de ma guilde, ce qui permettrait à Armédion de me retrouver sans peine, je me redressais, serrant les poings pour me contenir.
Toisant l'homme qui me faisait face, j'inspirais pour garder mon calme. Ses insinuations ne me plaisaient pas du tout.

" Armédion Duchestre sera mon seul référant dans cette affaire, je n'accepterais de ne parler qu'à lui."


Je penchais la tête sur le côté.

"Après tout, je ne vous dois rien et je préfère être sure de mes interlocuteurs. De plus, il me semble que le Juge, sera bien mieux placé que vous pour faire bon usage d'un quelconque témoignage."

Je l'agaçais visiblement au plus au point, et l'idée de profiter de l'inconscience d'Armédion du lui traverser l'esprit. Seulement, le hic était qu'il était inconscient et non pas mort.
Lui adressant le sourire le plus insolent que j'avais en stock, je tournais les talons.

"Sur ceux, vous m'excuserez, j'ai mes propres plaie à panser."

Tournant furtivement la tête, je lançais un dernier regard à Armédion, esquissant un sourire presque tendre...je me fait peur des fois.
Je considérais rarement les rencontres que je pouvais faire comme agréable, surtout si elles ne me servaient pas.
Mais celle ci, en plus de m'avoir servit m'avait semblé très intéressante. Armédion était une personne bien que j'appréciais, sans vraiment le connaitre. Mais en sachant ce qu'il représenter, il m'étais difficile de croire que je puisse me tromper.

Sortant en titubant légèrement de l'auberge, je profitais des ombres de la nuit pour m'assurer discrètement qu'Armédion était conduit en sécurité.
Avec mon médaillon en sa possession garder le contact serait un jeu d'enfants.
Je trouvais une petite auberge minable pour dormir un peu, cautériser ma plaie et quitter la ville à peine quelques heures plus tard. Pas encore tout à fait fraîche.
J'avais une destination précise en tête, celle où il était simple de payer toutes sortes de services, celle où j'aurais le plus de chance d'apprendre le nom des employeurs de Ladrian et donc de la famille de ma mère.

Je n'étais plus loin du but.


[hrp: si ça ne va pas n'hésite pas^^ Sinon, merci pour ce topic fort intéressant!!]
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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Jeu 24 Nov - 0:51

Je me réveillais d'un bon, tirant mon épée, sachant on ne sait comment qu'elle avait été poser au pied de mon lit. Les jambes encore sous le drap, je réalisais ma situation.

J'étais dans une salle peu meublée, une chambre aux murs de pierre et moi même allongé dans une multitude de couvertures blanches.
J'étais plutôt bien, de corps comme d'esprit, bien que j'eu une montée de tension au réveil, prêts a en découdre avec des ennemis invisibles. Le moins qu'on puisse dire c'est que javais quitté un doux et reposant sommeil en sursaut.
Je repoussais les couches et passais les jambes par dessus lit, puis me levais sans trop de soucis. Je remarquais alors que j'avais une belle chemise blanche et un pantalon pareil, tout aussi simple et par dessous une multitude de bandages pour effacer au plus vite mes multiples contusions, ainsi qu'une attelle au tibia.
Bon, tout était bien donc..

Jusqu’à ce que je constate ma robe et mes propres vêtements pliés et reprisés, sur un tabouret. J'étais littéralement horrifié.
J'ouvris la porte, la balançant contre le mur qui la tenais. Reconnaissant le palier défoncé, j'étais a la taverne, tôt le matin. Je fonçais droit au comptoir, dévalant les marches de l'escalier, paniqué.
L'heure de l'ouverture n'étant pas encore passé, le tavernier était là, seul, a préparer sa journée. Son regard s'illumina lorsqu'il me vit sur pieds.


-Ah ! Monsieur ! Vous êtes là, j'avais peur, je ne savais pas ce que vous aviez.. Les gardes vous ont laissé fievreux et inconscient, je vous ai recousus comme j'ai pu...

Alors c'était lui ! Je défis les premier boutons de ma chemise et exhibais la tâche noire que j'avais a l'épaule, qu'il avait forcément du voir en me soignant, puis je le saisis au col, surpris.

-Tu as vu cette marque marque, n'est-ce pas ? Qu'en sais-tu ?! Qui d'autre l'a vu ?! Réponds !

-Mon.. Monseigneur ! Je ne sais ! C'est sans doute une brûlure.. Mais j'étais seul quand je vous ai devetue pour vous soigner donc.. Mais, je ne.. Expliquez donc !

Je soupirais de soulagement et le lâchais, mais pointais sur lui un oeil sévère cependant.

-Cette marque n'est pas une brûlure, mais je ne vous dirais pas ce que c'est pour autant. Mon ami, il n'y a aucun danger pour personne sinon pour moi a la présence de cette tâche, et il est vital que vous ne révéliez cela a personne ! C'est mon existence qui en dépend !

-N'ayez crainte, je ne dirais rien, c'est déjà oublié.. Et maintenant arrêtez de vous agiter et venez prendre votre petit déjeuner avant que je n'ouvre, vous avez besoin de calme..

Écoutant cette voix de la raison, je m'assis et commençai a manger tandis que je lui demandais de me narrer la façon dont la soirée s'était terminée hier, ce qu'il fit. Pourquoi ne pas lui demander plus de garantie ? Mon épée et mon intuitions me criaient tout deux qu'il était fiable..
Digérant le repas avec l'information, je haussais les épaules. Il'lianha avait disparue et je n'avais, outre la chance, aucun moyen de la retrouver. Donc j'allais faire une croix sur l'exceptionnelle personne que j'avais rencontré et reprendre la route pour mon foyer en oubliant que tout ceci c'était passé.

Je remontais, me déshabillais pour remettre mes propres vêtements, ceignis mon épée, pliais consciencieusement chaque affaire prêtées puis laissais un plis sur le lit contenant une lettre de profond remerciement au tavernier ainsi qu'une généreuse rétribution financière. Au moment de partir, je remarquais cependant un objet qui cognais contre ma jambe, dans une de mes poches.
Curieux et sans souvenirs de cette chose, je l'extirpais de son coin caché pour, une fois amené a la lumière, éclater de rire.
Non, elle ne m'avait pas planté là sans rien.

Pas franchement surpris de découvrir la nature de cet objet, je le posais délicatement dans le fond de ma sacoche, là ou je savais le retrouver. Puis j'allais chercher mon cheval au Palais, et en profitais pour laisser des ordres comme quoi je devais être tenu informe de toutes évolution de cette affaire, fusse-t-elle infime.

Lorsque je quittais Astre, je sentis tomber d'un des plis de ma robe un vieux parchemin. Avisant celui ci, je me mis a rire. Seul, sur la route, je riais comme un dément, heureux de la journée passée, et ayant de la main cet ancien texte qui en avait été la cause. Lequel d’ailleurs était surement faux, prétexte pour me faire venir ici.
Passant distraitement la main au fond de mon sac, je me demandais, souriant, ce que pouvais bien faire ce drôle d'ange que j'avais rencontré..



~~THE END~
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Un espoir. [Armédion Duchestre]

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