Elle est là, je la sens, l'Aéther se couvre de noirceur et de corruption.
 
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 Les Perles d'Angora (50 ans plus tôt) [PV Irizad]

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Ǽthérale, Lame Ǽthérique

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MessageSujet: Les Perles d'Angora (50 ans plus tôt) [PV Irizad]   Ven 23 Déc - 17:07

Porte des Mers, l'une de mes citée préférée, aller savoir pourquoi.

Assise sur le bastingage, une jambe pendant dans le vide, juste au-dessus de l'eau, je refermai mon carnet de croquis et attendis avec une certaine impatience que le navire dans lequel j'avais appareillé à Kaestrale n'arrive à bon port. D'où j'étais je pouvais voir l'épaisse chaîne dressée en travers de l'eau et des multitudes de quais abritant pratiquement autant de navire ou presque s'étendre de chaque côté.

J'appuyai l'arrière de ma tête contre le bois rouge et laissa le capitaine hurler ces ordres aux marins présent, chacun s'échinant au travail, tirant, manœuvrant, courant sur tout le pont. On pouvait entendre les vaques lécher la coque de bois, le craquement des cordages malmenés sous l'effort et le claquement de la voile que l'on rabattait tant bien que mal. Un gamin s'écroula juste à côté de moi, dans un entremêlement de corde et de juron, accompagné par des menace de son supérieur. Je lui tendit une main, amusé, qu'il hésita à prendre avant de croiser un regard bienveillant, qui ne lui souhaitait pas de mal. Il se releva précipitamment et s'inclina rapidement avant de fuir à toute jambe.

Je me redressai à mon tour et posait mes deux pied sur le pont légèrement penchée avant de rejoindre le capitaine qui soudain ne sut plus quoi dire.

- Ne vous inquiéter pas, ma Dame, nous sommes bientôt arriver.

- Oh je ne doute pas, capitaine, je crois qu'on a tous confiance en vos talents.

J'écartai les bras comme pour embrasser le paysage qui se présentait à moi et respirais avec joie l'odeur de la mer et du port, l'air et l'odeur de l'iode qui vint chatouiller mes narines, le vent jouait avec les longues mèches de mon épaisse chevelure brune. Quelque dizaine de minute encore et je pourrais commencer ma mission. Depuis le temps que j'attendais qu'on me propose un travail, le repos servait mais je commençais à m'ennuyer, cette ordre là me ferai le plus grand bien. Un travail simple et efficace, je m'étonnai que quelqu'un est voulu payer une Ǽthérale simplement pour cela, mais je ne m'en plaignais pas, bien au contraire. Cela changeait au moins de mes éternels quêtes dangereuse, à risquer ma vie à chacun des pas.

Le navire accosta, les amarres solidement accrochées, une plateforme fut poser au-dessus de l'eau et je fus invitée à descendre la première, avant les nombreuses marchandises qui se trouvaient solidement attachés dans la cale. Je m'éloignai d'un pas tranquille vers le cœur de la ville pendant que le capitaine s'égosillait une fois de plus sur ces matelots pour qu'ils décharge plus vite.

Les rues était noir de monde, même à cette heures tardive de la journée, marchand, passant, voyageur de passage, tout le monde ce côtoyait dans l'une des plus grandes Cité-Etats de Taraël. Je me glissai entre tous ce monde à la recherche de l'auberge ou je devais rencontré l'un de mes informateurs. La mission était simple, retrouvé les Perles d'Angora, des perles grosses comme des œufs et elles étaient plus d'une dizaine, cela ne m'étonnais pas qu'elles aient attiré tant de convoitise.

Je m'arrêta enfin devant une auberge au style quelque peu délabrée, un soupire de contentement avant de passer la porte et je fut assaillit par la fumée environnante et l'odeur de la sueur mêlée à l'alcool. Je retins une toux désagréable et sursautai en entendant mon nom.

- Naelhyn, alors ma grande, cela faisait longtemps.

Je relevais les yeux vers l'anakir qui me faisait face et qui me prit dans ces bras avant que je ne put faire quoi que ce soit. Mon sac tomba au sol alors qu'il me serrait avec plus de force encore puis il me relâcha, me tenant juste par les épaules et m'examina d'un regard critique.

- Ma parole, toujours pas une ride, toujours aussi jeune et belle alors que moi...

- Cela fait plaisir de te revoir Azzan.

- Allez suis moi ma belle.

Il m'attrapa le bras et me tira vers une table non loin, j'eus juste le temps de reprendre mes affaires avant de m'assoir en face de lui. Il commanda rapidement et se tourna vers moi, le visage jovial, ses yeux entièrement blanc reflétant la faible lueur qui passait entre les fenêtres.

- Alors quoi de beau, ça fait presque qu'un an que je ne t'ai plus revue.

Je souris.

- Pas grand chose, je m'ennuyais.

- Ah oui, je suppose que tu es venue pour tes informations.

Je hochai la tête et fouillai mon manteau à la recherche de la bourse que je lui avait réservé. Azzan secoua la main.

- Pas de ça avec moi, après que tu m'es sauvé du destin tragique qui s'offrait à moi, je ne peux pas te demander de l'argent.

En même temps qu'il parlait, il désigna la cicatrice qui barrait sa joue droite de haut en bas. La serveuse arriva à ce moment là, déposant des boissons et un peu de nourriture.

- Bon, j'ai trouvé la gaillard que tu cherchais, d'ailleurs, ce soir il a rendez-vous avec un type (il enfourna un morceau de viande, mâcha brillamment avant de descendre un long trait de bière) le genre louche tu vois.

Je hochai la tête et refusais le plat qu'il me proposait.

- Continue.

- Ils ont rendez-vous ce soir sur les quais, je sais pas ce que tu cherche ma petite Nael, mais si c'est de la marchandise volée, comme c'est pas la première fois (il ponctua ça phrase d'un clin d'œil) eh bah je mettrait ma main au feu, non même dans la gueule du régent de la ville, que c'est pour faire une transaction ce rendez-vous. Un échange de main en main à l’abri des regard, tu vois ce que je veux dire.

Il repris un morceau de viande et me regarda, attendant visiblement une réponse ou encore une question de ma part.

- A quel heure ce rendez-vous ? Et où ?

- Au quai privé du régent d'ailleurs, pour l'heure par contre (il secoua la tête navré) je n'en est aucune idée.

- Bah, ce n'est pas si grave, tu as déjà fait beaucoup, je te remercie Azzan.

Je me relevais et laissai tomber par "accident" une bourse sur la table avant de repartir, un sourire au lèvre devant les jurons qu'il lançait.

Cette nuit, eh bien, je levais les yeux vers un ciel déjà piqueter d'étoile et parcourut les quais toujours peuplée en direction de ce fameux rendez-vous.

Arriver au lieu dit, je me postait sur une poutre en hauteur, juste au-dessus des quais priver, les sens en alerte du moindre bruit, chose qui ne tarda pas. Des cris ce firent entendre, une dispute sur quelque chose de précieux.

Parfait.

Deux personnes émergèrent de derrière une porte dérobée, et s'approchèrent d'une caisse avec un pied de biche, prêt à l'ouvrir par la force. Lentement je sortis un poignard, jouai un instant avec son fil et le lançai. Celui-ci traversa l'air en sifflant avant de se planter profondément dans le bois, attirant le regard des deux personnes dans ma direction. Je bondis de mon perchoir et atterris sur l'un d'eux avant d'attraper l'autre par le col.

- Bonsoir.

Je le vis déglutir et rouler des yeux avant de s'évanouir. Je restai un moment étonnée, je faisais ce genre d'effet au gens ? Je le lâchais et me baissais pour attraper l'autre qui se mit à hurler en ce débattant dans tous les sens, complètement paniqué.

- Mais ferme-là, c'est quoi cette mascarade ?

Je m'attendais à des pros et là, j'avais des... incapable entre les mains. Le sifflement m'avertis bien avant que je ne vois le reflet de la lame, je reculais d'un pas et le stylet vint se planter sur une poutre, finissant d'achever le deuxième homme que je tenait et qui s’évanouit comme le premier.

Je levais les yeux aux ciel et le jetai par terre, agacée, repérant l'ombre qui avait essayer de me tuer. Je bondis et me mit à courir, passant la porte dérobée et arrivais dans une étroite ruelle. La personne qui avait tenté de me tuer accéléra le pas et je fis de même avant de me retrouver plaquer contre un mur par une autre personne qui se mit à poursuivre le même homme que moi.

Je jurai, décidément, il y avait plus de monde que prévue, je me remit à courir, derrière l'inconnue et mon assassin.

Spoiler:
 




Cela ne sert à rien de s'attarder sur le passé, il ne faut pas l'oublier, certes, mais l'avenir à beaucoup à nous offrir et je ne compte pas laisser passer une occasion de découvrir quoi.
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Maîtresse des Masques

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MessageSujet: Re: Les Perles d'Angora (50 ans plus tôt) [PV Irizad]   Sam 14 Jan - 15:02

Je dormais mal. Ces nuits durant, nous avions été dérangés par la présence de rats et de cafards dans notre chambre à l’auberge et taverne La Marée Haute. Ce train de vie, pour une petite fille de mon âge était difficile mais je l’acceptais tant que je pouvais. Certes ces gens à boire étaient sympathiques mais un peu lourdauds, d’autant plus avec moi. Ils frottaient la tête de la fillette de 58 ans que j’étais d’une manière tellement rude qu’il me semblait perdre une petite surface de mon crâne.
Ce soir là, je dormis pour la première fois depuis qu’on était arrivé mais d’un sommeil si étrange que soit j’entendais tous les bruits, soit ma tête tourbillonnait jusqu’au noir complet et la perte de conscience. Ainsi quand je réussis enfin à sortir de cette transe, je ne savais pas ce dont j’avais rêvé. Il me fallut du temps pour distinguer les ombres, mes yeux étant étrangement secs et fixes. Enfin, quand je pus voir, je découvris le visage de Orgin à quelques décimètres de mon visage.

« -Qu’est ce que tu fais là , dis-je à Orgin, étonnée de sa présence. Tu sais, il fera bientôt jour»

Il ne me répondit pas, muet par la stupeur que je lisais sur son visage. Qu’avais je donc ? Est-ce qu’on m’avait étalée de la mélisse sur mes cheveux ? Ou bien avais je du sang sur mes mains ? Avais-je été somnambule ?
Mes yeux interrogateurs lui firent secouer la tête. Il garderait ça pour lui. Se levant avec grâce, il partit se recoucher. Moi je ne fermai plus les yeux jusqu’à ce que les halos du soleil déterminent le commencement d’une journée spéciale.

Je n’avais pas été mise au courant de ce qu’on ferait aujourd’hui. A vrai dire, je pensais plutôt devoir me livrer aux exercices banals qu’Orgin avait l’habitude de me faire faire comme l’utilisation de la hache, du sabre ou bien encore du poignard, ou bien aux calculs et aux arithmétiques.
Mais non. Ce même matin où il eut de la peine à se lever et où je me regardais avec suspicion dans le large miroir brisé et écaillé que j’avais découvert glissé entre une plainte et le mur, nous fûmes visités par une femme élégante. Ne prêtant aucune attention à elle, je pris un poignard et sortit m’amuser.
A mon retour Orgin était grave.

« Irizad… t’estimes-tu prête à une mission dangereuse ? »

Surprise, je ne répondis pas de suite. Le silence s’installa.

« Je ne sais pas… je crois en être capable oui
, dis je gravement en contenant ma joie. »

Mon cœur battait la chamade. Une mission digne de ce nom, enfin ! Orgin était quelque fois trop protecteur envers moi. J’avais même douté un jour qu’il est une totale confiance en moi. C’était l’occasion de lui montrer ce que je valais.
Un sourire perça alors sur mon visage malgré mes lèvres pincées.
Il me somma alors : « Ce n’est pas un jeu, Iri ! C’est une mission. Si tu ne te sens pas prête dis le moi.
-Je me sens capable, papa, dis je avec ironie. Je te le jure. J’ai fait des miracles avec mon poignard, j’ai même amené à manger pour trois jours. » Il détourna la tête des cinq ragondins que je trainais par la queue.
-On en mangera même pas la moitié, le reste sera avarié avant. »

Nous éclatâmes de rire.

Le soir était venu. L’heure de ma mission arrivait et pour cela j’avais enfilé un pantalon de pécheur qui était assez bouffant avec une chemise blanche trouée mais assez chaude, pourvue de plusieurs couches de tissus.
Orgin m’avait relaté sommairement le but ultime de la mission. Il s’agissait de quelque chose de rare et d’envié. Il n’empêche je pensais que c’était un vulgaire mythe pour cacher une autre vérité telle que de la contrebande. Car le mystère resterait entier. Je n’avais pas le droit d’ouvrir la boîte, quoiqu’il se passait.
Guettant l’échange de loin, et seule, je vis avec un certain embarras que la transaction mettait en désaccord et que ça tournait au vinaigre. Je fus alors totalement désappointée quand les ombres se mélangèrent et que les esprits échauffés tournaient à la bagarre, mêlant deux autres corps fugaces à ces coups donnés et rendus. Puis les deux ombres s’envolèrent. Je me mis à courir avec toute ma vitesse, voyant défiler les murs et les ruelles devant moi. Mes yeux quant à eux cherchaient les deux fuyards. L’un d’eux, et surtout le premier serait celui qui aurait en sa possession l’objet envié.
Prenant à droite bien au hasard de sorte à tomber sur une rue qui me rapproche des deux personnes et courant à perdre haleine, je percutai de plein fouet une personne. Le choc me dévia de ma trajectoire et mes yeux se tournèrent vers une ombre qui fuyait. C’était elle que je devais suivre ! Quelle chance j’avais tout de même !! Souriant, je me promis que je m’immiscerais dans la prochaine mission plus sérieusement et plus subtilement. Je calquais mes enjambées à celle du fuyard, même si ayant des plus petites jambes il était plus difficile pour moi de tenir l’allure. Mais par ma volonté j’y réussissais. Mon souffle parfaitement contrôlé m’aidait à ne pas faillir à la fatigue. Celle-ci d’ailleurs n’avait pas lieu d’être car j’étais habituée à courir, cela étant au programme dans les entrainements. Seulement cette fatigue là venait de mes nuits d’insomnie, j’en prenais conscience. Encore une nuit de loupée !
Tandis que je prenais un peu d’avance et reprenant le rythme de l’homme que je poursuivais, mes oreilles perçurent un autre pas, beaucoup plus précipité, qui se rapprochait. Et zutt… l’autre personne. Elle était surement avec lui, protégeant ses arrières. Mais je refusais de perdre le receleur de vue. Je continuais alors jusqu’à le voir tourner à gauche. Quelques secondes plus tard j’étais à ce même tournant. L’ombre traversait un quai de bois, découpant la lueur argentée et infertile de la lune. Un moment, je fus distraite par la beauté de ce paysage, puis me remit à courir. Courir, toujours courir. L’automatisme dans lequel je plongeais mes mouvements auraient tôt fait de s’arrêter. Je traversai la parcelle et me dirigeais vers une maison étrange, ressemblant à un hangar à petits bateaux, ou à quelque chose dans ce genre.

( Excuse si c'est pas assez mais tu sais comme c'était dur ces temps ci Smile )




C'est en agissant dans l'obscurité qu'on devient lumière.


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