Elle est là, je la sens, l'Aéther se couvre de noirceur et de corruption.
 
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 Un espoir. [Armédion Duchestre]

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Novice Ǽthérian

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MessageSujet: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Ven 4 Nov - 21:03

Déambulant dans les rues de la ville, sourde à tous les bruits qui m'entouraient, je réfléchissais à ce que je faisais ici.
Il y avait du monde, beaucoup trop de monde pour moi. Je me méfiais de tout ce monde, osant prétendre être capable de me juger d'un seul regard. Pas que ça est la moindre importance pour moi, seulement, suivant les jugements de gens, il s'en trouverait bien d'assez téméraire pour m'arrêter, me questionner, bref, me déranger.
Me déranger alors que j'étais pressée.

Pressée de retrouver celui que l'on m'avait décrit. Un Astriell, âge, des cheveux noirs, longs et des yeux aussi noir que ses cheveux. Un Astriell faisait partie de la famille de ma mère à ce que l'on m'avait dit, ou pouvant me mener à elle.
Je ne savais pas quel lien unissait cette homme et ma mère, je ne savait même pas si mes informations étaient exactes, j'étais même loin d'avoir atteint mon but, mais je ne pouvais ignorer cette piste.

Entrant dans l'auberge que l'on m'avait indiqué, sans avoir été dérangée (ce qui tenait du miracle, pas un marchand pour tenter de me vendre sa pacotille), je fermais la porte dans mon dos, tentant d'ignorer la vague de grognement qui m'atteignit comme une claque.
Fermant furtivement les yeux, je pris une grande inspiration, ce que je regrettais instantanément, et me dirigeais vers le comptoir.
Y prenant appui, j'interpelais le gérant qui m'ignora royalement.
Perdant patience, je l'attrapais pas le col quand il passa à porté et le plaquais face contre le comptoir.

"Je te parle face de rat."


Sous moi, l'homme, un humain se contenta de quelques grommellement.
Je n'avais pas envie de perdre du temps et visiblement, il venait de le comprendre.

"Je cherche quelqu'un, écoute bien, je n'aime pas me répéter."


Il hocha simplement la tête et je lui décrivis brièvement la personne que je cherchais.
Visiblement, il n'était plus là...partis, envolé. Qu'elle ironie! Je soupirais et lâchais l'homme qui se frotta la nuque.

"Merci." soufflais-je en lâchant quelques pièces sur le comptoir alors que mon informateur m'assassinait du regard.

Pour ce que j'en avais à faire.
Tournant les talons, je quittais l'auberge, comme j'y étais entrée, remerciant le brouhaha provoqué par les clients, grâce auquel mon entrevu avec le gérant était passée inaperçut.
Avançant de quelques pas dans la rue, je tournais subitement dans une ruelle sombre, étroite et surtout...vide!
Je pris appuis contre le mur en soupirant. Grinçant des dents, je levais la tête vers le ciel que j'aperçus entre les toits.

"Tu es décidément trop grand." ralais-je stupidement à son encontre.


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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Ven 4 Nov - 23:22

Venir a Astre.. Certes, j'avais un cheval rapide, mais ça m'en collait plein les pieds ! Surtout qu'avec des problèmes en route, je n'étais arrivé qu'une heure avant la conférence que j'étais sensé donner. A peine le temps d'enfiler une toge décente et de m'installer devant mes étudiants.
Mais cela valait le coup !

Car même si les écoles de la ville profitaient de ma venue, je n'étais ici que sur indication d'un confrère historien. Ce dernier avait dis avoir trouvé une vieux parchemin parlant d'un bibliothèque datant d'avant la Rose Noire !
Bien que l’intérêt d'un profane pour ce genre de chose soit modeste, pour un historien et un homme le loi tel que moi, mettre la main sur un tel bâtiment et pouvoir consulter des ouvrages antique était une véritable aubaine !

Aussi, malgré la fatigué de la veille, je m'étais levé tôt ce matin pour filer droit a l'institut des sciences humaines de la ville.
Ou du moins ce qui y ressemblait.. Les hommes de lettres étaient rares dans ces temps de troubles, cet institut ressemblait plus a un cagibi du genre "guilde des marchands de poussière".
Mais peu importe la grimace que je fis ou les valises que j'avais sous les yeux, tout cela s'effaça de suite lorsque j'eu en main une copie du parchemin.

Lorsque je ressortis de l'institut, j'étais vêtu, a mon habitude quand je ne suis pas à Kaestrale, d'une longue robe de voyage foncée, capuche relevée. J'aimais mieux être discret, voir inquiétant. Mon visage donnait des boutons a pas mal de monde, et le cacher derrière une ombre menaçante était un avantage non négligeable.

On ne distinguait par delà cette cape que le bout de mon nez ou était posé une paire de lunettes en demi lune, raffinée et sobre a la fois.
Complètement absorbé par ma lecture, j'errais dans les rues de la ville, me dirigeant vaguement vers le logement de fonction qu'on m'avait concédé pour ma visite, l'appendice nasale en plein dans mon épistre.
De fait, il devait être assez singulier de voir une silhouette encapuchonnée tenant devant elle un parchemin, sans se soucier de rien d'autre de ce qui l'entourait.
Mais bien loin d'être aussi idiot, je gardais un oeil vigilant, et on ne devinait pas l'épée bâtarde que j'avais sous ma robe qui avait poussé plus d'un audacieux a rebrousser chemin.

Tranquille, mon cheval suivait mes déambulations, somnolant, pendant que moi je marmonnais des mots dans la langue oubliée que je tentais de traduire. Mais ce dernier renâclât quand, m'engageant dans une ruelle, il remarqua que si je continuais ainsi, j'allais percuté une quidam.

Ma main prise dans les rênes, je fus soulevé du sol avant d'y retomber assez lourdement, si ce n'est lamentablement. Mon parchemin dans la main, le cul a terre et les lunettes ayant valsées plus loin, je me rendis enfin compte du pourquoi du comment.
Ma capuche était tombée, révélant un visage souriant, franc quoiqu'un peu fatigué. Bref rien de ce qu'elle aurait pu deviner en me voyant, sombre ombre, arrivé dans la rue.


-Sacredieu ! Toutes mes confuses, je ne vous avais point vu. Je vous ai pas fais de mal j'espère ?

D'un geste rapide, je fis disparaître le parchemin dans un plis de ma robe. Je ramassais, dos courbé, mes lunettes avant de les remettre sur mon nez.
Enfin je pris la main de l'inconnue.


-Armédion Clisthène Duchestre ! Pour vous servir. Et il y a de quoi : le ciel est bien assez grand pour que je ne vienne pas faire désordre dans la partie qui vous est dévolue.

Ce disant, je m'étais incliné, baisant la main de cette dernière avant de la relâcher. Un raclement bref contre le sol signifia clairement que j'avais une arme a la ceinture. De plus, le fait que je rebondisse sur sa remarque voulait bien dire que même si j'avais été d'une maladresse extrême en forçant mon cheval a me mettre a terre pour éviter la collision, je n'avais certainement pas été aveugle depuis, et mon sens de l'observation comme mes méninges étaient déjà a l'oeuvre. Les usages étaient la meilleurs façon d'être apprécié de prime abords, hors j'avais assez d’ennemis ainsi, autant les pratiquer donc. Mais il n'était pas question de baisser la garde. J'étais certes fautif et elle une dame. Mais elle n'avait rien d'une frêle jeune femme ni moi du parfait idiot. Il me fallait donc élucider a qui j'avais affaire avant de songer a lui tourner le dos pour nous séparer. Après tout nous n'étions que deux dans une ruelle vide.. Une ruelle ou la définition même du coupe gorge..

Penchant la tête sur le coté, j'observais d'un air marris :


-Vous me semblez contrariée, Dame. En serais-je blâmable ?
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Novice Ǽthérian

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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Sam 5 Nov - 11:31

Adossée au murs, je cherchais un moyens de retrouver cet Astriell. Qu'avais-je comme champs d'action à par l'immensité du ciel?
Le gérant de l'auberge n'avais pas su me dire ni d'où Il venait, ni où il allait. Quant à son nom...
C'était la grande inconnu de l'équation. Non pas que je ne le connaissais pas, au contraire! J'en avais entendu tellement que je ne savais pas où était la vérité.

Ce que je savais en revanche, c'est que je tergiversais beaucoup trop. Pour Les retrouver, je n'avais qu'à parcourir ce fichu ciel de long en large et m'arrêter sur chaque Valear que je croiserais. Vaste programme. Peut être un peu trop vaste d'ailleurs, surtout en considérant que je n'avais pas la moindre idée de ce qui m'attendait sur ses îles volantes et qu'il était hors de question que je reste bloqué par manque d'expérience ou du force.

Des bruits de pas sur ma droite me tirèrent de mes pensées, je ne pus retenir un soupir, m'appuyant un peu plus contre le mur, espérant passer inaperçus. Franchement, dans une ruelle déserte, sombre et surtout vide, combien avais-je de chance de passer totalement inaperçus.
Tournant légérement la tête, j'observais l'inconnu, pendu aux rênes de son cheval qui freinait des quatre fers pour empêcher son cavalier de rentrer de plein fouet dans un mur...ou moi, au choix.
L'inconnu tomba lourdement au sol, sa capuche glissa, ses lunettes, puisque visiblement il en portait, tombèrent dans la poussière. Je haussais un sourcil alors que d'un tour de manche, l'inconnu fit disparaitre quelque chose, un parchemin il me semble.
Je m'en moquais, je ne fis pas vraiment attention.

Alors qu'il se relevait en ramassant ses lunettes, je haussais les épaules, prête à tourner les talons, ignorant ses excuses.
Mais il m'attrapa la main et levais sur lui un regard horrifié, imaginant l'espace de deux seconde l'étrangler purement et simplement.
Les excès de galanterie me sortait littéralement par les yeux, ce n'était que de l'hypocrisie, une tactique pour se faire bien voir.
Je secouais la tête, histoire de me reprendre. Après tout, je ne connaissais cette homme ni d'Eve ni d'Adam, peut être était-il naturellement ainsi.

"Vous ne m'avez même pas touché" soupirais-je en secouant la tête, récupérant ma main un peu vivement alors qu'il y posait un baiser.

Quand il se présenta, je fronçais légérement les sourcil, il me semblait déjà l'avoir entendu.
Mais où?
Visiblement, c'était à mon tour de me présenter seulement voilà, je n'avais pas la moindre envie de donner mon nom à des inconnus, je me méfiais bien trop d'eux pour ça.

Ignorant sa répartie, prouvant qu'il n'était pas si inatentionné qu'il voulait bien le faire croire, puisqu'il m'avait attendu. Pourtant, je n'avais pas hurler ma frustration au ciel, alors que j'en mourrait d'envie, je haussais une nouvelle fois les épaules, indifférente.

"Du tout, rassurez vous."
répondis-je platement, tout de même agacé de ne pouvoir caché ma frustration derrière un masque d'indifférence, et surtout, agacée qu'il le remarque, s'en soucis et s'en mêle.

Observant l'inconnu, je fouillais ma mémoire, mais agacer par mon trou de mémoire, je me laisser aller à quelques curiosité.
Suivant une logique toute particulière, qui voulait que si le nom de cette homme me soit familier, c'est qu'il devait être aussi connu, après tout, je n'avais que très peu d'ami et encore moins de connaissances. Or, si il était connu, peut être pourrait-il me servir.
Autant mettre toutes les chances de mon côté.

"Votre nom ne m'est pas inconnu. Nous serions nous déjà croisé?"


Quand même pas, il était certain que je me serais souvenu de son visage, malgré tout l'indifférence que m'inspirait les autres, je préférais toujours graver leur visage dans ma mémoire, triant sur la volée les amis (si peu nombreux), les connaissances que j'estimais arbitrairement digne de confiance, les ennemis, et les autres...sans importance (très nombreux).


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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Sam 5 Nov - 16:59

- Mh.. Fort bien, fort bien..

J'avais dis cela d'un air absent, réagissant a ses assurances : après tout y'avait pas mort d'homme, donc je pouvais déjà penser a autre chose.
Je la regardais et réfléchissais en même temps.
Ce ton blasé, plat.. Ces gestes de recul.. Et pour finir, cette sensation que j'avais, la regardant. L'intuition humaine, a fortiori lorsqu'elle est couplée a la magie d'une épée comme la mienne ne laissait pas de place a l'erreur.


Mes yeux calmes et fatigués, d'un coup, s'étrécirent très finement. Un infime changement physique pour un chamboulement intérieur. Il n'était plus question d'être prudent, j'étais maintenant sur la défensive.

- Mon nom ? Il n'est certes pas des plus discret. J'oeuvre comme magistère, héliaste ou encore stratège.. Avec une réputation oratoire des plus flatteuse. Si a défaut de m'avoir jamais vu, il n'est pas étonnant que vous ayez entendu des badauds prononcer mon patronyme.

Tu parles, j'aurais mis ma main au feu que cette femme là n'avait rien de celles que je pouvais trouver dans mes amphi, encore moins sur les bancs publiques des tribunaux.
Cela étant, le danger que je sentais émaner d'elle semblait diminuer. Comme si elle avait eu de mauvaises intentions a mon égard, mais de façon fugitive.. Et que maintenant elle semblait plus ou moins disposée a parler.. Pas a être agréable, mais tout du moins a parler : après tout, c'était elle qui m'avait questionner.


-Pardonnez, mais si nous nous sommes déjà vu, je n'en ai pas la mémoire.

En même temps, j'étais un homme assez publique.. Entre l'enseignement et la plaidoirie, j'avais plus souvent l'occasion d'être regarder que de regarder.. Alors bon, je retenais les noms, pas les visages.
Et j'en venais donc a ce sujet épineux qu'elle semblait avoir esquiver .


-Notez qu'un nom me parlerait plus qu'un visage.. Mais allons, si vous n'êtes pas d'humeur a la dire, je ne vous y forcerais pas, ce serait bien malhabile de ma part.

Et mon petit doigt me disait que je n'obtiendrais rien de cette femme sinon ce qu'elle accepterait de me donner.
Posant une main contre mon menton, j'ajoutais avec un brin d'humour.


-Mais dans ce cas, je devrais vous en inventer un.

Si elle me mentait, je le saurais; et je saurais par conséquent comment réagir. Je m'étais présenter sans mentir, avec probité et franchise. Ne pas me rendre la pareil signifiait une confiance en peine, ou des choses a cacher. Et l'un comme l'autre n'étaient pas de nature a me plaire.

Puis je baillais a m'en décrocher la mâchoire, couvrant précipitamment ma bouche de ma main.


- S'cusez, mal dormis cette nuit.

A vrai dire, si j'étais d'un naturel lunatique, là je forçais un peu le pas. Je ne savais comment elle me voyait, mais je savais qu'en passant d'un extrême a l'autre au niveau caractère, je me garderais de devenir prévisible. Or, face a moi j'avais une personne qui jusqu’à présent ne m'avait rien dit d'elle et qui, par conséquent, savait encore se révéler dangereuse.




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Novice Ǽthérian

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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Sam 5 Nov - 17:44

Son ton avait changé, d'affable, serviable, aimable, voir trop, il devenait absent, intéressé.
Je ne pus retenir un sourire face à ce changement révélateur à plein d'égard. Cet homme caché ce qu'il était au fond, comme tout le monde. Ce qui me déplaisais, c'était le charme dont il faisait preuve pour plaire. Cela s'apparentait de trop près à de la manipulation. Je jetais un rapide coup d'œil, repérant avec plus d'attention les issues qui s'offraient à moi.
Cette homme ne m'inspirait aucune confiance, je trouvais sa présence presque oppressante.
La preuve que se fier à la race d'une personne était une idiotie, la force venait d'ailleurs.

Je hochais la tête, comprenant avec ses explications, pourquoi son nom m'était familier.
Croisant les bras sur ma poitrine, j'observais mon interlocuteur avec un plus d'attention. Sa fonction pourrait-elle m'aider d'une manière quelconque?
Je retins un soupir, demander de l'aide à un illustre inconnu, même ayant une notoriété certaine, n'étais pas du tout dans mes principes. Demander de l'aide, c'était toujours avouer une faiblesse, ployer devant quelqu'un, le laisser croire qu'il était supérieur et lui offrit un nombre incalculable d'ouverture pour frapper au coeur.

Je levais une main, secouant la tête en signe de négation.

"Nous ne nous sommes jamais rencontré. Mais il semblerait que votre réputation vous précède."


J'esquissais un vrai sourire quand il me demandant d'un bien joli façon mon nom mais haussais les épaules.

"Je serais curieuse de connaitre le nom que vous pourriez me trouver."

Que ne serais-je pas prête à faire pour les retrouver??

"Il'lianha Elros, je ne sers que moi même." révélais-je un sourire énigmatique accroché aux lèvres.

Quand il bailla, je retins un soupir. Folle que j'étais les gens lunatique attirait toujours ma sympathie. Je les trouvais plus intéressant, rien de plus ennuyant que être prévisible, qu'il soit, selon mes propres critère, bon ou mauvais, il restait ennuyant, sans le moindre intérêt. Non pas que les autres m'intéressent beaucoup plus, mais il avait au moins l'avantage de m'offrir une distraction passagère.

"Vos fonctions semblent bien prenantes."
remarquais-je platement.


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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Sam 5 Nov - 18:29

Je haussais les épaules d'un air faussement fataliste. Au fond je n'étais pas aussi ironique que je le laissais entendre, mais ça, elle n'avait pas à le savoir. Du moins pas encore.

-Eh oui, c'est le destin des hommes célèbres. Condamné à se faire nommer sans détour par des personnes qui en savent plus long sur vous que vous-même.. Et comble, on culpabilise de ne savoir répondre à ces personnes qui nous sont inconnues.

Ouais.. Enfin, ça c'est si ces dernières ne demandent pas mieux que de vous coller un poignard dans le dos. Et dieu sait que dans mon cas, j'aurais bien aimé ronger ma jambe pour me libérer du boulet qu'était ma notoriété..

-Il n'y a jamais eu aucune gloire à faire son devoir de façon correcte. Vous ne pensez pas ?

Je l'avais relancé de la sorte pour songer au nom que j'aurais bien pu lui donner. Être plaisantin était une chose, devoir l'assumer en était une autre. Non pas que l'effort soit colossal, mais c'était tout de même un effort. Et donc j'avais besoin d'un peu de temps.
Mais comme si elle m'avait entendu, alors même que je commençais à me pencher sur les traductions du mot "Songe" dans d’autres langues pour en faire un élégant patronyme, elle se dévoila.
Chic.
Quoi ? Être un homme comme celui que je suis doit-il me prémunir contre la paresse ? Diantre non ! Je l'avais fait sourire sans avoir à tenter le diable (car le risque de gaffe était toujours existant), pour le moment, ce sera suffisant. Et puis il serait toujours temps de lui donner satisfaction si elle insistait.. Encore que le fait qu'elle ait sourit -pour la première fois !- face a cette remarque signifiait bien que je pouvais encore user de cette cartes avant qu'elle ne soit jugée lourde ou désuète.
Puis, repensant son nom, je le murmurais a voix basse..

-Il'lianha Elors..

Et plus haut :

-Ma foi, c'est agréable a dire et a entendre, enchanté ! Notez que si vous m'aviez laisser le temps de vous trouver un nom, je n'aurais certes pas pensé à celui-là...

Au fond de moi, j'essayais quand même d'analyser ce nom.. Certes, je m'étais détendu, et je n'étais pas prêt à dégainer de suite. Elle ne me ferait pas le moindre mal sur l'heure. Après.. C'était une autre histoire qui nécessitait des mesures de prudence autres. Bon, ce n'étaient que mes convictions, et au fond rien ne l’empêchait de puiser dans l'Aether pour me casser ma pipe. Ah oui tien.. Était-elle magicienne ?
Mais plus je la découvrais, moins je la pensais dangereuse. Incontestablement différente, mais j'avais tendance a penser maintenant que nous avions exactement le même problème : aucune raison valable de faire confiance a l'autre.
Yep, et comptez pas sur moi pour faire le premier pas ! Pas fou !
Il'Ilianha.. J'aurais pu penser a Illihane, mais ce terme-là avait la particularité d'être neuf, alors que je pouvais dévier ce nom de plusieurs terminologie ancienne. Bref, autant dire que je n'avais rien.
Sortant de mes pensées, je revins donc a mon.. "hôte".


-Femme bienheureuse.. Ne servir que soi-même. Un doux rêve. Je n'ai pas ce luxe. Enfin, au moins ai-je le droit de choisir mon maitre..

Je soupirais, rompant avec la paresse. Une ombre fugitive avait suffi à donner quelques années de plus a mon visage avant que cette impression ne vole en éclat par un éclat de rire joyeux et chantant. Oui, j'avais sauté d'humeur en même temps que de question. Non, pas de lien logique..

-Prenantes ? Mes fonctions ? Allons bon ! C'est une pure partie de plaisir comparé au reste. Juge oui, procureur certes, enseignant, d'accord, stratège je l'avoue. Mais surtout père ! Père d'une petite qui n'a de cesse de me prendre les rares moment ou je pourrais me reposer !

Puis mon visage fut de douceur, le regard perdu dans une image qui était mienne.

-Mais c'est avec plaisir..

Puis frappant des mains, vif, je conclus, effaçant cet air paternel pour un oeil malin et une mine souriante mais neutre :

-Cela ne signifie quand même que malgré le fait que je sois ici pour affaires, je suis presque en vacances là !

Et c'est donc tout naturellement que j'en vins a un autre sujet qui devait surement être "tabou". Eh ! Vous ne pensiez quand même pas que j'avais causé au hasard ? Certes, j'avais pour but premier de répondre clairement a ses questions, mais si j'avais donné d'autre détails, comme la paternité, c'était pour inspirer confiance et tendre une main amicale vers le dialogue. De deux, c'était aussi pour en arriver a mettre un sujet sur la table de façon extrêmement fortuite. Un sujet qu'elle ne comptait surement pas déballer elle-même et dont -je l’espérais- la présence la surprendrait un peu.
La situation était présentement bloquer, alors quitte a marcher vers la connaissance et le faire de la bonne façon, pas l'épée a la main.


-Et vous ? Il serait indiscret d’espérer une réponse si je vous demandais pour quelle raison mon cheval m'a mis a terre ? Soit pourquoi vous êtes ici, a Astre ?

Et sur mon chemin plus particulièrement, mais la possibilité de coïncidence était trop forte pour que je m'aventure à tester un ton si inquisiteur. Après tout, c'est moi qui allait lui rentrer dedans, pas l'inverse.
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Novice Ǽthérian

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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Sam 5 Nov - 19:12

Je haussais un sourcil amusé. Cet homme avait quelque chose de distrayant. Assez pour me faire fugitivement oublier ma frustration, je savais que je n'avais qu'à lever les yeux pour la retrouver.

Condamner, quelle ironie. Un personnage aussi public que lui devait être tout autant contesté et donc ne pas avoir que des amis.
Condamner, oui, c'était bien le bon mot. L'espace d'un instant, je considérais mon interlocuteur avec sympathie. Je n'enviais pas sa situation, je tenais bien trop à ma tranquilité et à ma chère objectivité.

"Vous dévoilez vous si facilement? Je peine à le croire."
répondis-je, esquissant un sourire ironique.

Il ne semblait pas être le genre de personne transparente. Le genre de personne qui révèle ses pensées au moindre de ses gestes.
Il était trop changeant.
La première impression n'est pas toujours la mauvaise.

Je haussais les épaules, réellement indifférente au sujet.
Je ne servais que moi même, sans jamais rechercher la moindre gloire...Juste ma famille.
Les rares fois ou je devais me plier aux exigences de quelqu'un d'autre, c'est quand j'acceptais une mission...plus elles me servaient, plus je les accomplissais de bonne grâce.
Après tout telles qu'elles soient, elles servaient et serviraient encore, mon expérience et mes pouvoirs, donc, mon but.

Quand il murmura mon nom, je frissonnais, regrettant de le lui avoir donner, détestant la façon dont il tentait visiblement de l'analyser.
Comme si ses deux petits mots pouvait lui permettre de me juger d'une quelconque façon.
Je me renfrognais légèrement, essayant de garder en tête qu'il pourrait se révéler être une allié précieux.

Après tout, la disparition de ma mère et ma sœur n'était rien d'autre qu'un crime, et il était homme de loi.
Oui, décidément, je devais sympathiser avec cet homme.
Dans mon malheur, j'ai de la chance, il n'est pas repoussant, tant physiquement que moralement, de ce que je pouvais en juger pour l'instant.

Face à son compliment, je fus incapable de retenir un sourire aussi doux que nostalgique. Ce nom me venait de ma mère, je ne pouvais que le chérir.

"Cela n'a rien d'étonnant, il n'est pas commun à ce que l'on m'a dit."


J'évite les gens, alors forcément, je ne suis pas renseigné sur les prénoms à la mode.

"Je note que vous n'avez pas répondu à ma question, auriez vous peur de me vexer? Ou même de vous tromper?"


Oui, je suis curieuse. Je me fiche de la poésie de la situation, mais savoir quel nom il pourrait me donner sans ni me connaitre, ni connaitre mon vrai nom était une façon de savoir qu'elle impression je pouvais lui laisser. En somme, comment il me jugeait.

Non vraiment, je n'enviais pas sa situation.
Bien que d'une certaine façon, la mienne n'était pas aussi différente que je voulais le faire croire. Après tout, je dépendais d'un Ordre. Certes, pour l'instant, il n'entravait en rien ma progression, au contraire, mais le jour viendrait certainement ou je ne pourrais plus choisir...Il n'y avait plus qu'à espérer qu'à ce moment là, je pourrais partir sans vague.

" C'est une certaine forme de liberté que certain n'ont pas."
remarquais-je simplement.

Je haussais un sourcil, surprise par son éclat de rire, puis ses révélations.
Je rêve ou il tente de me mettre en confiance là?? Bien évidement, ses aveux consenti ne firent qu'attiser un peu plus le peu de sympathie que m'attirait cette homme (un exploit en soit), mais ils ne seraient jamais suffisant pour que je baisse complétement ma garde.
Après tout, on pouvait être un père et un père aimant à en croire la façon dont il parlait de sa fille (c'est fou, il a l'air si jeune pourtant) et être la pire ordure que cette terre n'est jamais porté.

"Je vois." me contentais-je de répondre platement.

Il était donc la pour affaire. Au moins, je n'aurais pas à lui poser la question.
Remarque, venant d'un homme comme lui, aussi publique, ça n'était pas vraiment étonnant.

"Pour votre cheval, je ne sais pas, peut être est-il bien élevé. Mais pour moi, je suis à la rechercher de quelqu'un."


Nous entrions dans le vif du sujet, je ne pouvais espérer mieux comme entré en matière.


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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Sam 5 Nov - 21:54

Au moins souriait-elle de façon plus large et moins entendue.. C'était en soit une victoire. Elle ne rimait avec rien, mais c'était toujours ça d'agréable.

-Il y a montrer son visage et montrer son dos. Pour ma pars, je n'ai pas grand chose a cacher, et la distinction entre les deux n'est pas dans ce que je dis, mais dans la façon dont je le dis. Et puis..

Cette fois ci, je la fixais droit dans les yeux, lui lançant un regard sérieux, presque sévère. Encore une rupture net avec la seconde passée.

-Ai-je des raisons de craindre que mes révélations me soient funestes si elles sont entre vos mains ?

Mais de suite, je hochais la tête d'un air entendu, comme si je m'étais parlé a moi même. Je n'attendais pas de réponse, pas de claire en tout cas.
Fatigué, toujours, je retirais mes lunettes et les rangeais dans ma sacoche attachée a la selle. Non, réfléchissant a quoi lui répondre, je n'avais pas loupé son frisson. Je m'étais contenté de ne pas donner suite. Il est des cordes trop sensibles pour qu'on joue avec tant la chute est surprenante, lente, et mortelle. Curieux certes, taquin, un peu. Imprudent, non. J'ai trop à perdre.

Armédion était un nom sortis des livres d'histoire, Clisthène était celui du fondateur de notre famille, et Duchèstre était le mot traduisible par "Loi" auquel on avait ajouté un suffixe pour plaire a Kaestrale. Mais le sien, outre n'avoir aucune signification connue par moi, il semblait avoir une valeur grande.
Au vu de sa réaction a mon étude, c'était un sujet sur lequel je ne me risquerais pas.
Je pouvais juste faire l'hypothèse qu'elle portait par lui un souvenir. Et un souvenir qu'il convenait de laisser tranquille.


Et voilà que c'était son tour de rebondir.. Je finis, donc, par m’atteler a la tâche de la recherche lorsque la réponse me vint a l'esprit, lumineuse, spontanée.

-Hariciaa. Du reste, comment pourrais-je me tromper, puisqu'il s'agit non pas de vous, mais de la façon dont je vous vois ? Du reste.. Ma foi, si vous vous vexez, sachez que ce n'est pas ma volonté.

Har, le fleu, la flamme et Etia, prononcé ecia : ailleurs. La flamme d'ailleurs. D'ailleurs car oui, dès lors que j'ai posé les yeux sur elle, elle ne m'avais ps sembler à sa place ici. Ça n'avait rien de péjoratif et la façon de le concevoir était simple : une femme seule qui s'adresse au ciel dans une ruelle abandonnée au coeur d'une ville en perpétuelle guerre avec des elfes.
Voilà, je sais pas a quel monde ça appartient, mais certainement pas au mien. Ni a celui de beaucoup de monde. Et très honnêtement, ça n'était pas pour me déplaire. J'en ai vu des bonhommes défiler sous mes yeux, des élèves, des témoins, des criminels.. Et sortir de la routine vivante par quelques fantaisies est un réel plaisir.
Au fond, son hétérochromie était à elle seule une façon de décrire ce que je voyais d'Il'lianha pour le moment : un beau mystère.


-Ahem ! Oui.. Enfin j'espère qu'il est bien élevé ! Parce que c'est la seule raison pour laquelle j'accepterais de lui pardonner de m'avoir brisé le dos..

Pourtant ce n'était pas le dos que je massais, mais la base de mon épaule. Un instant durant, je semblai perdu. Puis je poussais un grognement de douleur en m'étirant.

-Grmbl.. Enfin, passons, je suis jeune, j'ai toute la vie pour avoir mal au dos, ne commençons donc pas ce jour !

Semblant enfin faire attention au coeur de sa remarque, je lui répondis.

-Je serais bien peu respectueux si je vous en demandais plus, aussi ne me reste-t-il plus qu'a vous souhaiter bonne chance !

Enfin.. Je crois.
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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Sam 5 Nov - 22:34

Distrayant, oui c'était vraiment cela. Voilà que je m'amusais à tenter de prévoir les réactions de mon interlocuteur et je remarquais que je me trompais.
Oh bien évidement, pour éviter toutes blessures ou même le moindre faux pas, ce n'était pas ce qu'il y avait de mieux, mais pour oublier ses tracas, l'espace de quelques instant et même s'amuser un peu, je n'avais pas encore trouver mieux...Chez les bipèdes en tout cas.

"Presque intouchable alors." remarquais-je.

Personne n'a rien à caché, les gens qui n'ont pas de secret, avouable ou pas, gardés jalousement par pudeur ou honte, ça n'existe pas.
Malgré tout, j'avais la sensation que l'homme face à moi pouvais être considéré comme quelqu'un d'honnête.
Soutenant son regard, à peine surprise par sa dureté fugitive, je retins un sourire ironique.

"Que pourrais-je bien en faire?"


Tant qu'il ne venait pas me chercher des poux sur la tête. Et d'ailleurs, pourquoi le ferait-il? Je n'avait pas l'air d'une criminelle...enfin, j'espère.
Je soupirais pour moi même. Bien évidement que si! Éviter la foule, la repoussé, bénir toutes les taches d'ombres parce qu'elles permettent de se dissimuler...c'est tout sauf un comportement normale. Pourtant, moi non plus je n'avais rien à cacher, à par ma ressemblance avec ma mère et ma sœur.
Famille qui avait disparus, après avoir longtemps était recherché par les siens.

"Pourtant, vous visez plutôt juste." remarquais-je.

Il y a des jours ou je béni ses long cours d'histoire, aussi long que les cours de langue.
Le Feu...L'astre sous lequel j'étais née.

"Je pourrais croire que vous lisez dans mes pensées."
plaisantais-je.

Armédion Duchestre. Je garderais ce nom en mémoire.
Peut être me risquais-je à me faire une opinion un peu vite, mais de toute façon, je n'avais rien à perdre et un allié qui pourrait m'être précieux à gagner.

"Pauvre bête, je suis sure qu'il vous sert avec ferveur."


Les animaux ont un cœur trop grand est généreux. Celui là à de la chance de ne pas être tombé en de plus mauvaises mains.
Remarquant ses manifestations de douleur je haussais un sourcil, tout ça pour m'éviter, alors que je l'avais entendu pénétrer dans la ruelle.

"Si la douleur était question d'âge, se serait très avantageux pour beaucoup de personne."


Et moi la première, ayant hérité de l'immortalité de mes parents!
Mais je préférais garder mes pseudo conseil pour moi, il avait beau être jeune, il ne l'était peut être pas plus que moi et restait assez grand pour savoir quoi faire.
Je n'aimais pas ni conseillé, ni donner d'ordre, puisque pour moi, l'un n'était qu'une façon détourné de faire l'autre.

"Votre aide pour m'être utile. Vous devez voir du monde, beaucoup de monde."


Advienne que pourra.

"L'homme que je recherche est un Astriell, je ne connais de lui que la couleur de ses yeux et de ses cheveux, bleu et noir. Ainsi que l'endroit ou il a passé la nuit, ici à Astre."


Que je n'aime pas demander de l'aide...


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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Dim 6 Nov - 0:44

-Presque, Dame, presque. C'est bien pour ça que je suis le premier a me poser cette même question : que pourriez-vous en faire ? Eh bien je n'en sais fichtre rien. Au fond, je crois que c'est même là qu'est le seul interet de cette question.

Je levais le nez, ajoutant semi riant.

-Pour vous comme pour moi, ce se me semble. Mais n'allez pas croire que mes énigmes et mes fabulations font de moi un devin, non, non. Je me contente d'observer et de supposer. Après, effectivement, je vise souvent juste.

Et il m'était avis qu'elle n'avait pas dis ça pour les raisons que me semblaient évidentes. J'avais dis quelque chose de sensé, oui, mais quoi ?
Puis vint le discours propre aux immortels. Je grimaçais. On parlait souvent de la beauté de l'éphémère, mais il y avait de grands inconvénients.. Oui, je souffrais d'une pointe de jalousie.


-La douleur n'est pas question d'âge, c'est un fait. Les raisons de la subir, en revanche, le sont quand on est mortel. Vous verrez, d'ici ce que vous semblera un battement de coeur, moi je plierais un genou devant la vieillesse, une canne a la main et les os fragiles.

Je la regardais avec un sourire parfaitement naturel, causant de ma mort et de ma décadence avec un détachement des plus surprenant. Détaillant son visage avec un oeil froncé, comme si j'y cherchais quelques chose, je finis enfin par déclarer :

-Sauf catastrophe, a peu de chose prêts, je retrouverai ce même visage dans trente ans. En revanche, si nous nous revoyons effectivement, y'a de grandes chances pour que j'ai besoin de vous pour me tenir le bras pour ne pas m'écrouler sous le poids des années, faciès déformé par les âges...
Mais bon, allons, réjouissons-nous tout de même de cette perspective, car cela voudra dire que j'aurais bien vécu d'ici là !
Et d'ailleurs, j'en connais un qui est bien d'accord avec moi.


Je caressais doucement l'encolure de ma monture. Effectivement, c'était une brave bête fidèle. Il avait effectivement servis avec ferveur mon père, puis moi quand on l'avait chassé de Kaestrale. Et même s'il était encore bon et fort, d'ici quatre a cinq ans, il ne portera plus personne..

Et puisqu'on parlait de vivre, la voilà qui commençait déjà a me faire des projets. J'étais extrêmement consciencieux, et si je pouvais, pour ses simples beaux yeux, écumer mes relations a la recherche d'indice, il n'était pas question que j'aille éplucher des archives ou des registres pour en retrouver la trace si je n'avais pas une raison légale de le faire.

Cette fois ci, je me frottais légèrement le nez, stigmate de ma réflexion, avant de déclarer.

-Si c'est votre souhait, je peux vous aider, effectivement, de deux façons. La première serait un simple service. Vous m'êtes sympathique et au fond, ce serait vous remercier de cette conversation que de vous prêter assistance. Il s'agirait d'aller faire une tournée de mes amis, contacts et camarades dans cette ville histoire de voir s'ils n'ont pas d’intéressantes choses a renseigner sur cet homme.

Je pris un temps de pause, perdant ma légèreté.

-La seconde chose que je puis faire, c'est saisir des archives. Astre est une ville en guerre, on n'entre ni ne sort sans montrer patte blanche. Un Astriel ne saurait être passé ici sans laisser de traces de passage. Etant donné les raids fréquents des elfes ici, on laisse peu les étrangers se balader sans surveillance..
Cela étant, il s'agit de procédures judiciaires, et si vous voulez que j'y fasse appel, il faudra d'une, me faire confiance, de deux, me donner une bonne raisons de le faire. En somme, m'en dire un peu plus sur celui que vous recherchez.


Comme ma réaction le laissait voir, dans ma tête il ne s'agissait pas de savoir si je voulais l'aider, mais comment voulait-elle que je l'aide. Oui, c'était moi dans toute ma splendeur. J'oubliais de réfléchir sur les questions importantes, me jetant dans son histoire de façon presque spontanée pour me questionner seulement après du comment. C'était dans mes valeurs et lui donner mon aide était des plus volontier si ce n'était dans mes devoirs.
La première option, je serais heureux de la mettre en oeuvre. Je n'avais pas grand chose a faire, ma fille était entre de bonne mains, mes élèves avaient bien assez de travail, je pouvais me permettre de prendre du temps. La seconde impliquait de me coller dans une affaire qui ne me concernait absolument pas, et jusqu'au coup cette fois.
Mais aussi vrai que j'étais un Duchèstre, il était hors de question que je tourne le dos a une personne de bonne foi si elle me demandait mon aide.
Surtout celle là, car j'avais a l'idée que me demander cette aide avait du lui brûler la langue. Oui, de bonne foi. Mon épée avait cessé de me dire "Attenion !", comme si je devais désormais être certain qu'elle n'avait, présentement, pas grand chose a se reprocher. Certes, cela ne dépendait que de son état d'esprit présent, mais une personne a mauvais fond ne pouvait duper mon arme, et par conséquent, me duper.

Je remontais légèrement ma manche et tendis le bras, main ouverte.


-Alors, nous sommes d'accord ? Que voulez-vous de moi ? Que me laisserez-vous faire pour vous ?

Cette fois-ci, c'était une toute autre voix. Une voix forte, pleine de confiance et de conviction. S'engager ne se faisait pas a la légère en ce qui me concernait. Vu mon observation scrupuleuse des codes éthiques et moraux, je signifiais bien que je ferais tout ce que je pourrais dès lors qu'elle poserait les terme de cet engagement, et les respecterait pareillement.



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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Lun 7 Nov - 17:42

Je me contentais de l'écouter avec un sourire. Il aurait suffit que je le veuille pour trouver quelque chose à faire des informations qu'il m'avait donné. Dans la multitude de possibilité malfaisante que je trouvais, il en fut une que je gardais précieusement en mémoire: être capable d'utiliser tout ce que je savais de lui pour le retrouver, en cas de besoin.

J'arquais tout de même un sourcil, comment pouvait-il savoir que je n'utiliserais pas ce qu'il venait de me dire contre lui. Après tout, son aide serait précieuse, mais il ne pouvait le deviner alors qu'il dévoilait une partie de sa vie, j'aurais alors pu user de chantage pour obtenir une aide gratuite, ce qui était plutôt difficile à trouver.

Même quand le prix n'était que de la confiance, c'était déjà trop pour moi.
Je n'aimais pas me fier à d'autre que moi et mes rares amis, et il fallait du temps pour que je considère quelqu'un de la sorte.

"La clairvoyance dont vous faite preuve ne peut qu'être utile dans votre métier."

Je n'étais pas complétement crédule, ce don qu'il avait de "viser juste", il avait du le développer au fil des affaires qu'il avait traité. Ce n'était qu'un plus pour lui, très peu de personne dans sa position était capable de simplement constater avant de juger ou même sans juger, les privant de toute clairvoyance que se soit.

Je du retenir un sourire, ravi de garder mon secret pour moi.
Il est des choses qu'il vaut mieux garder pour soit, des atouts à ne jamais révéler, même a des gens de confiance ou qui semble l'être.
Toujours garder une botte secrète permettait de pouvoir se sortir des pires situation.

Je haussais un sourcil devant sa grimace, en retenant une moi même face à son discours.
Était-je donc si transparente? Était-il donc écrit sur mon visage que je ne connaitrais jamais les assauts du temps.

"Rassurez vous, la vie d'un immortel n'est pas aussi enviable que vous semblez le croire. Le temps marquera son passage d'un autre façon, mais il me marquera aussi, de façon certaine."

Et douloureuse, mais de toute façon c'était chose faite.
Autant dire, une éternité de souffrance, une éternité à voir ce que l'on peut aimer disparaitre, le monde changer, sans nous.
La vie n'a de saveur parce qu'elle à un terme, comment profiter de ce qu'elle nous offre dans l'instant, quand on sait que cet instant pourra se présenter dans les décennie à venir.

Je secouais la tête, un faible sourire aux lèvres.

"Je vous paraitrais inchangé, nuance." rectifiais-je, sentant pourtant une pointe de...Je ne saurais le dire.

Un peu de jalousie, certainement, sa vie serait peut être courte, mais intense.
De la tristesse aussi, certainement, puisqu'il énonçait à haute voix tous ce que je craignais le plus.

"Mais vous avez raison, ne nous égarons pas en des discours philosophique, nous pourrions nous ennuyer."
remarquais-je.

Ce n'est pour l'instant, et chose rare, pas le cas, se serait dommage d'inverser la tendance.
Et surtout, ce ne serait qu'un débat stérile, sachant que nous serions incapable de nous mettre à la place de l'autre. Un débat qui ne mènerais à rien, alors que j'avais des choses précises en tête.

L'aide qu'il me proposa me surpris. Je n'avais aucun mal à imaginer qu'il puisse avoir une certaine affluence sur les gens et les affaires de la ville, mais à se point.
L'observant soudainement attentivement, je grinçais légèrement des dents.
C'est bien ce que je craignais.
Il avait la gentillesse de m'offrir un aide. Et qu'elle aide!! Mais en contre partie, il lui faudrait ma confiance, pire, il faudrait que je me dévoile, que je lui donne une bonne raison de m'aider.
Oh oui, j'en avais une! La disparition de ma mère et ma sœur n'était rien de moins qu'un crime, oui, mais un crime qui n'atteignait pas les hommes et leur justice.
Je levais furtivement les yeux au ciel...Maudit soit tu d'être si vaste.
Avant de les baisser sur la main qu'il me tendait.

"Je prendrais toute l'aide que vous pourrez m'offrir."

Saisissant furtivement sa main pour sceller un accord tacite entre nous.
Et c'était à moi de commencer à faire la première part de notre marché.

"Je ne sais de cet homme rien de plus que ce que je vous ai dit. Je ne sais même pas si ses ailes sont noires ou blanches. Je sais juste qu'il serait susceptible de savoir où est ce que je pourrais retrouver ma mère et ma sœur, disparue il y a un peu plus de deux ans."


Même pas un battement de cœur et pourtant, un éternité déjà.
Comme j'étais mal à l'aise de dévoiler ma vie de cette façon, mais pour Elles, j'étais prête à tous.


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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Lun 7 Nov - 21:49

J'opinais du chef, silencieusement. En fait, j'étais d'accord avec tout ce qu'elle disait, donc j'avais reporté mon attention ailleurs. De nouveau, ce sentiment d'insécurité.. De danger. Je ne savais pas à quoi elle pensait, mais ça n'avait rien de bon.
C'était ma façon de viser juste.. Tant que j'avais un contact avec mon épée, son pouvoir s'ajoutais a la capacité intuitive des hommes pour me permettre de déterminer si la personne que j'ai en face de moi pense a mal et à bien.
Et celle-là usait d'un étrange mélange des deux tendances qui ne me rassuraient pas. Mais alors pas du tout.

Bien que le fait que serrer ma main semble pour elle un calvaire et mon aide une nécessité, je ne savais comment prendre le fait que la seule garantie que j'avais de sa conduite était, au fond, le fait qu'elle ait besoin de moi. C'était très rare que j'ai affaire a une personne qui savais, honnêtement envers elle-même, troubler mes perceptions.

Enfin je pris le temps de répondre a ce qui méritait d'obtenir réponse, domaine avec lequel j'étais plus d'accord avec elle. La philosophie sur l’éternité était un sujet sur lequel nous ne pouvions pas encore tomber d'accord. Et je ne comptais pas lancer un débat qui irait droit au mur, surtout avec ma fatigue.


-Soit. Alors fixons une chose avant tout. Je ne vais pas forcer votre sentiment ou votre confiance. Cela étant a compter de maintenant, j'agis pour vous. Ma relation a vous est exactement la même que celle que j'ai avec mes clients. C'est à dire que je vous fais confiance dans la mesure ou vous n'aurez de moi que ce que vous me permettrez de faire.

Puis je notais dans mon esprit le titre de cette affaire : un enlèvement. Ou du moins une détention d'indice, donc non-assistance à personne en nécessite voir obstruction à la justice, j'avais donc de quoi fouiller.

-C'est assez. Largement assez pour retrouver un semblant de trace. Pour cela il va falloir, par contre, m'accompagner au Palais de Justice.. Cela étant..

Je la regardais d'un air assez dubitatif.

-C'est un endroit très réglementé ou la moindre écartade peut vous faire repérer par une horde de gardes et de magistrats. Donc à défaut de me faire confiance, ayez au moins l'air de ne pas vous méfier de moi.. S'il vous plait hein.

Le simple fait de m'avoir serré la main de façon si fugitive en était l'évidente preuve, du reste, je n'étais ni aveugle ni idiot, ça crevait littéralement les yeux.

-Ah.. Et il est strictement interdit pour toute personne étrangère au corps de garde de pénétrer ce palais avec une arme. C'est considérable comme sacrilège et peut valoir un arrêt de mort d'office pour protéger le palais contre d'éventuels mauvaises intentions.
Cela étant dit, nous pouvons nous mettre en route..


Ce que je fis. Tournant les talons, je menais mon cheval à travers le réseau de ruelles. A peine avais-je repris le pas que j'avais déjà remis mon capuchons, baillant.
Après quelques minutes qui avaient été silencieuses, nous vîmes, après avoir pris un virage, le Palais de Justice, en majesté.
Un grand bâtiment de pierre avec une porte gigantesque, de bois, flanquée d'une colonnade colossale portée par un podium d'une dizaine de marches.


-Tenez, je vous laisse regarder ça un moment, moi, je me change.

Je dégageais ma cape de voyageur, toujours dans la ruelle, pour dévoiler un fin drapé bleu foncé tenu par une broche au niveau de mon épaule. Ma toge de magister.
Je décrochais donc la broche et fis tomber mon habit dans sur mon bras. Je portais par dessous une tunique de lin, blanche, ainsi qu'un pantalon assez large, assez proche de la robe, blanc lui aussi.
J'avais également une ceinture ou, pour la première fois, elle aurait pu apercevoir l'épée bâtarde que je portais sur le côté, dans son fourreau.
Je pliais ma toge et la rangeais dans un des sacs que portant ma monture pour en ressortir un autre tissus, ocre sombre cette fois ci.
Une étoffe fine, une véritable robe de magistrat cette fois ci, brodée au niveau des manches et que l'on pouvait fermer à l'aide de boutons de cuivre, discrets.
J'enfilais donc rapidement ce nouvel habit et remis ma ceinture par-dessus, laissant mon arme bien apparente cette fois-ci.


-C'est bon, je suis prêts.

Passant à nouveau devant elle, je laissais mon cheval devant le podium et commençais a gravir les marches. Je m'arrêtais devant le garde et sortis de ma manche un rouleau. Non, il n'avait pas quitté cette dernière, même que la robe était dans le sac.
Le vigile le parcourus rapidement, et ses yeux s’écarquillèrent. Il finit par incliner la tête et me saluer.


-Maitre Duchèstre quel honneur...

Eh oui, ils étaient rares ceux qui étaient du barreau des quatre cités-Etat humaines a la fois, et ce a 28 ans

-Et Madame..?

-Ma Dame est avec moi. Quand a son identité, j'aurais pensé cela évident !

Je n'aimais pas porter cette robe-là, toute élégante fut-elle, elle était truffée de symbole rappelant le pouvoir royal que je détestais représenter. Aussi je fronçais souvent les sourcils dans cet habits et, disait-on, j'en prenais un air véritablement impérial et intimidant.
Autant dire que le bonhomme n'en menait pas large, et vira au rose vif. Non, je n'avais pas sous-entendu qu'elle était ma femme, ou ma sœur ni rien. J'avais juste argué l'évidence, et il avait fait des raccourcis faciles.
Non, je ne mentais pas. L'art de la rhétorique permettait de ne pas avoir recours au mensonge. Quant à ma conscience, elle allait bien. Il ne s'agissait pas de justifier une bassesse, mais de ne pas avoir a recourir des moyens fourbes pour faire une action juste. Seule justification possible à l'emploie d'un tel procédé.

Nous entrâmes donc dans un grand hall au plafond démesurément haut, ouvrant en face sur deux ailes accessibles par escaliers et deux couloirs gigantesques à droite et à gauche, parsemés de portes.
Mais il y avait d’autres niches partout dans ce hall, et des gardes surveillant chaque accès. Faisant un léger signe de la main, j'invitais mon hôte à me suivre jusqu’à un cagibi dont la porte était gravée a mon nom. Là je défis mon épée de ma ceinture et posais les sac que j'avais pris sur mon monture et posais le tout dans la niche qui n'étais pourvue, à l'intérieur, que d'une étagère et d'un porte manteau.


-J'ai droit à ce local en tant que membre honoraire de cette cours, il est vôtre. Laissez-y vos armes et ce dont vous ne voulez pas avoir à vous encombrer. D'une il est sûr, de deux, n’espérez pas entrer armée dans les ailes du Palais. Elles le sauraient.

Je désignais du menton trois statues, chacun gardant les trois accès possibles et autours desquelles le cordon des gardes était organisé. Trois statues identiques. Trois femmes aux yeux bandées portant une épée dans une main et une balance dans l'autre. Si elle avait eu l'œil vif, Il'lianha aurait remarqué que ce qu'elle avait vu de mon épée, c'est a dire la garde était, trait pour trait, exactement la même que celle que tenait les statue. Leurs yeux ne cessaient de briller de couleurs différentes, la magie de ces colosses de marbre était évidente.

-Bon, je vous laisse vous débarrasser, moi je vais préparer notre requête. Une fois prête, ce sera escalier du centre gauche, premier étage, couloir A et salle 147, la salle des archives.

Ce disant, je fis volte-face. Je savais qu'elle ne pourrait s'amuser à fouiller mes affaires sans se faire remarquer. Je la laissais seule un moment par pudeur (dieu sait ou sa cache des armes, les femmes, surtout les plus méfiantes..) et parce que je voulais être sure qu'elle comprenne bien, d'une, que j'étais dans son camp, de deux que ce palais était un endroit très surveillé et que donc c'était bien le dernier ou il fallait songer a faire du grabuge.

Je marchais donc vers la salle citée, renseignant les gardes sur la femme qui devait me suivre pour qu'elle ne soit pas arrêtée et présentais mon laisser-passer là où j'en avais besoin. Sur le domaine, le secret était de rigueur, pas une fois je n'eus à parler ni d'Il'lianha ni de notre affaire.

J'arrivais enfin dans la salle des archives. Étouffant encore un bâillement je regardais ce qui ressemblait plus a un bibliothèque avec une note d'admiration. Pas le moindre bruit, pourtant, ça et là, a des tables, travaillaient des gens, parfois maître, parfois clerc.
La spécificité de ces archives, c'était qu'elle était merveilleusement bien classée. Etant en guerre, elle organisait ses archives en fonction des races et des jours.
On pouvait donc voir le rayon "Astriell" divisé entre "Aujourd'hui", "Hier", "Cette semaine", "Ce mois-ci", "Cette année", "Anciens", chaque dossier étant à son tour classé par ordre alphabétique dans les sous divisions portant les références chronologiques absolues. Les dossiers des citoyens étaient bleu, et ceux des étrangers en rouges, qu'ils soient de passages ou résidant non citoyen reconnu par le comte. Ces derniers étant d'ailleurs très rares. Chaque dossier était unique et l'interaction avec les moyens de renseignement était purement magique. Ainsi dès qu'un homme passé il y a 15 ans revenait, son dossier était remis dans la catégorie "Aujourd'hui" et complété.
Le seul hic c'était que, la cité étant très surveillée, personne ne pouvait aller dans une taverne (et surtout pas un étranger) et malgré le fait que nous savions qu'il était Astriell, et présent dans les fichiers récent, nous n'avions pour seule référence qu'une nuit passée ici et des couleurs de yeux et de cheveux. Autant dire qu'il allait falloir étudier en long en large et en travers tous les dossiers qui concernaient les catégories récentes concernant des Astriells mâles. Et même si la cité était peu fréquentée, je ne pus m’empêcher de pousser un long soupire en voyant l'épaisseur des dossiers et le nombre approchant de la trentaine, la cinquantaine si on comptait ceux d'hier.

J'avais oublié a quel point j’adorais l'administratif. Mais c'était pour la bonne cause. D'ailleurs ma.. "Bonne cause" ne devrait plus tarder désormais. Aussi je pris un fichier et m'assis à une table. C'était suffisamment bien indiqué pour qu'elle sache trouver le rayon qui l’intéresse et vienne me rejoindre avec son quota de lecture.
Quand a son errance dans le palais, elle ne m'inquiétait pas plus que ça. Sa présence ici n'était justifiée que par la mienne. Si elle s'avisait de marcher en dehors de mes pas, elle serait arrêtée. Et on n’échappe pas à la garde du Palais de Justice, et on en sort encore moins en effraction s'il faut passer devant les statues. Quant aux fenêtres.. Le dernier à avoir essayé d'en briser une s'est cassé un bras en étant propulsé contre le mur adjacent.
Pourquoi tant de sécurité ? Le quartier des prisonniers était, en grande partie, sous le bâtiment, dans d'immenses caves. Même moi je n'en connaissais pas l'accès d'ailleurs, juste la présence.



[HRP Histoire d'avancer un peu et pas piétiner sur l'arrivée, je t'ai fait un peu jouer. Juste me suivre.
J'te laisse me rejoindre et décider de ce qu'on trouvera dans les archives (et de qui le trouvera). Bref, il est naturel que je te laisse autant de latitude que celle que je me suis permis de prendre.
A ce sujet si un truc te gêne (genre insérer du dialogue, vas-y !), dis-le, je rectifie, quitte à tout refaire ^^ HRP]
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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Mar 8 Nov - 12:17

Le sujet était clos, et ce n'était pas plus mal. Je ne me sentais absolument pas d'humeur à débattre de l'immortalité. A vrai dire, si il avait voulu ma place, je la lui aurait donné volontiers. La seule chose à laquelle elle pouvait me servir, c'était mes recherches.
Je ne savais combien de temps il me faudrait pour retrouver ma mère et ma sœur et écumer le ciel, même en volant, pouvait s'avérer très long.

Croisant les bras sur la poitrine, je haussais un sourcil face à son discours.
Forcer ma confiance? Même si il l'avait voulu, il ne l'aurait pu. Certes il m'était, sympathique, si je puis dire, il avait l'air honnête, mais si la première impression n'était pas toujours la mauvais,e je préférais toujours attendre qu'elle se confirme avant d'être sure de moi et accorder une quelconque confiance.

"Si cela peut me permettre d'avancer d'une quelconque façon, je vous laisse agir pour moi."


Mine de rien, je m'accordais un certain avantage, après tout, il était connu et reconnu, devait avoir accès à bon nombre de choses dans bon nombre d'endroit, il pourrait trouver bien plus de chose que moi et d'une manière beaucoup plus légale. De plus, le laisser agir en mon nom propre me plaçais sous sa protection, j'aurais donc un champs d'action un peu plus large.

"Je ferais de mon mieux."
souriais-je, amusé par son ton.

En revanche, je grimaçais à l'idée de me débarrasser de mes armes.

"Je suppose que dans un endroit comme celui ci, elles ne me seront de toute façon inutile."


A bien y réfléchir, je n'étais jamais complétement démunis, mais puiser dans l'Aether était toujours aussi épuisant pour moi, alors si je pouvais m'en passer!

Et encore, lui, il m'inspire une certaine confiance, imaginer quand la personne que j'ai en face de moi me parait fourbe, malhonnête, voir même méchante...Ce n'est certe pas une chose facile à imaginer, puisque j'évite ses gens là comme la peste, ils sont source de beaucoup trop d'ennui et je n'ai pas de temps à perdre, quand bien même le temps de ne serait pas compter, j'ignorais si il en allait de même pour ma famille et je souffrais de les savoir loin de moi.

Emboitant le pas à Armédion, je le suivis dans le dédale de rue qu'il nous fit traverser.
Relevant le capuchon de ma cape sur ma tête, j'étais attentive aussi bien à mon environnement qu'à la démarche d'Armédion.
Quand le Palais nous apparu au détour d'un virage, je relevais les yeux sur le bâtiment. Son immensité me frappa et je déglutis légèrement, heureusement que l'idée d'entrer en douce dans ce bâtiment, maintenant que je l'avais sous les yeux, cela me paraissait totalement impossible.

"C'est immense et magnifique."
soufflais-je.

Mine de rien, les Hommes étaient capable de grandes chose, se serait une erreur de les sous estimer.

Hochant légèrement la tête alors qu'Armédion s'arrêtait pour se changer, je n'en voyais pas trop l'intérêt, mais il était le mieux placé pour savoir ce qu'il fallait pour entrer dans ce bâtiment sans être inquièté.
Tournant furtivement les yeux vers mon compagnon, je remarquais l'épée qu'il portait au côté et retins un sourire.
Pas fourbe, mais pas fou non plus.

Quand il fut prés, je le suivis, baissant mon capuchon pour laisser voir mon visage.
Montant les marches menant à l'entrée du Palais derrière lui, je dévisageais le garde de l'entrée qui palissait au fur et à mesure qu'Armédion lui adressait la parole.
Ce dernier avait encore changé d'attitude, paraissant plus sévère, débordant d'autorité.
Moi même, j'étais impressionné.

Je souris au garde en passant à côté de lui, amusait par les déduction qu'il avait pu tirer des paroles toutes simple de mon guide.
Regardant autour de moi, je tentais de comprendre comment fonctionné le bâtiment.
Quand Armédion m'entraina dans une pièce qui lui était réservé.

"Votre rang vous offre certains avantages non négligeables" remarquais-je.

Puis, je tournais les yeux pour regarder dans la direction qu'il m'indiquait.
Je remarquais alors les colosses de pierre, représentant des femmes, les yeux bandés, armées d'épée et de balance.
La magie irradiait de ses statuts, je frissonnais légèrement, et hochais la tête.
Reçu.
Puis, je fronçais les sourcil et me retournais pour baisser les yeux sur l'arme que mon guide portait à la ceinture et souris.

"Il semblerait que la justice soit de votre côté, dans tout les sens du terme."
remarquais-je.

Retenant les indications qu'il me donnait, je hochais la tête.

"Je vous rejoint."
affirmais-je.

Alors qu'il tournais les talons, je dégraffais ma cape et la posais à côté des affaires d'Armédion, avant d'entreprendre de me débarrasser de mes armes.
Posant deux dague effilée, plusieurs étuis rempli de fine aiguille empoisonnées, et deux sabres, l'un plus petit que l'autre, mais réplique exacte du plus grand.
La garde était entourée d'une peau de raie tanné et teinte en indigo et de file de soit, lacés de façon à formé des losanges sur la peau de raie. Elle se terminait par un rond de métal, finement ciselé, représentant des les racines d'un chêne qui remontaient légèrement sur la garde. L'extrémité de cette dernière était constitué d'un bout de métal l'entourant sur quelques centimètres, ciselée de façon à représenter la cime d'un chêne...Un vieil héritage.

Cachant mon attirail à l'aide de ma cape, je lançais un regard nostalgique à cette dernière et fis apparaître mes ailes.
J'avais plusieurs fois remarqué qu'elles m'attiraient le respect des autres, me donnant certainement un peu plus de prestance ou d'autorité, va savoir.

Marchant dans les trace d'Armédion, je ne tardait pas à le rejoindre, m'arrêtant quelques seconde à l'entrée de la pièce, soufflé par son immensité.
Tous ses papier, classé méthodiquement, c'était impressionnant. Je déglutis à l'idée du travail qui nous attendait.

Repérant rapidement mon guide, je le rejoignis, saisissant au passage plusieurs archive concernant les Astriell mâles qui était passé dans la Cité État, hier et aujourd'hui.
Assise en face d'Armédion, j'épluchais les dossier page après page, tachant de ne pas perdre patience.
J'allais me lever, abandonnant, ma patience à bout quand enfin, je repérais quelque chose d'intéressant.
Je fronçais les sourcil.

"Armédion?" appelais-je, les yeux rivé sur le papier que je tenais entre les mains.

"Si je ne me trompe pas, son nom pourrait être Ladrian Hardan."

Je soupirais, pas simple de savoir si je visais juste avec la maigre description que j'avais de l'homme.

"Il n'as visiblement pas quitté la ville et logerait dans un auberge sur la place principale. Ce nom vous dirait-il quelque chose par hasard?"


Je relevais enfin les yeux sur mon compagnon, espérant qu'il répondrait positivement.


[ HRP, pas de soucis, c'est parfait! Je sais pas du tout ou je vais, si tu as des idée...te gêne pas!!]



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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Mar 8 Nov - 14:03

J'étais heureux de voir qu'elle semblait d'humeur a collaborer sur les points pouvant être sensibles. J'avais a présent l'assurance que tout allait bien se passer. J'avoue d'ailleurs que je ne m'attendais pas a ce qu'elle plie aux exigences du lieux sans la moindre protestation. Mais c'était la une bonne chose aussi m'étais-je contenter de l'observer en souriant, sans mots dire.
Idem pour sa réflexion sur mon épée. Cela dénotait un esprit vif, et m'étendre au sujet de ma lame serait livrer un secret d'ordre stratégique. Si je n'avais pas de véritable raison de ne pas le lui dire, je n'en n'avais aucune justifiant le fait de le lui révéler. Autant, donc, garder cela pour moi pour le moment et ne répondre qu'avec un air entendu et un acquiescement approbateur..

Quant a mon rang.. Disons que j'avais ce que j'avais mérité, ou du moins je me plaisais a le croire. La seule question qui me tardait sur le moment était pourquoi je ne le lui avait pas répondu tout cela lorsqu'elle même l'avait demandé, me contentant d'hocher la tête..
La réponse me vint lorsque je posais a nouveau les yeux sur mon dossier.

J'aurais inventé n'importe quoi pour esquiver cette tâche des plus barbante.. Lorsqu'Il'lianha entra dans la salle et se posa en face de moi, son propre tas a la main, j'en étais déjà a mon troisième ouvrage. Et je l'avoue, la fatigue que je traînais depuis hier soir n'allait pas en s'améliorant avec cet effort soporifique.

Aussi, lorsque, plus tard, un temps infini a mes sens, elle prononça mon nom, je l'entendis a la fois comme les cloches annonçant la fin du calvaire et un désagréable réveil me tirant de ma somnolence.
Je secouai la tête, revenant a mes idées, et l'écoutai avec attention.

Un dénommé Ladrian Hardan..


-Mh.. Non, ce nom ne me dit rien.. Ou alors.. En fait il me semble l'avoir déjà entendu mais je ne saurais plus dire ou.. Généralement, quand ma mémoire me trompe ainsi c'est que..

Je me levais et fis le tour de la table, regardant le papier qu'elle tenait en main.

-Vous permettez ?

Sans véritablement attendre de réponse, je poussais doucement sa main du dossier et, par dessus son épaule, je commençais a tourner les pages, cherchant quelque chose en particulier. Puis j'arrivais vers les derniers chapitres, dont un intitulé "Casier judiciaire", que je commençais a lire.
Ce dernier était vide, seulement, a défaut de chefs d'accusation, il y avait une multitude de note de bas de page. Des "Confere" renvoyant a d'autre dossier qui, eux, étaient des comptes rendu de procès et d'instructions. Certains, et c'était l'objet de mon sentiment de déjà vu, étaient marqués comme présent dans les archives de Kaestrale. Il avait moult fois été mentionné dans d'autres dossiers, y compris certains relevant de mon autorité de juge ou d'accusateur dans ma cité d'origine.

Songeur, je repassais de mon coté de la table, et me rassis, puis je croisais les doigts.


-Mh.. Je m'en souviens vaguement maintenant.. Pas du personnage, je doute de l'avoir jamais vu.. Mais ce nom était apparut en filigrane dans plusieurs affaires.. Des pistes infructueuses qui menaient droit au mur.. Je n'avais aucune preuve, mais j'avais émis l'hypothèse qu'il puisse être une éminence grise d'affaires louches, le genre que est toujours là mais qu'on voit jamais, et qui se salit jamais les mains. Ca ou encore autre chose, pas forcément lié a une culpabilité, mais ce qui est sur, c'est que cet Astriell est cité de façon presque transparente dans une trentaine d'affaire. Ces notes indiquent qu'on avait rien ni sur, ni contre lui et par conséquent, n'a jamais été inquiété ni fiché comme devant être surveillé. Autant dire que tout est possible, mais personnellement j'aurais tendance a imaginer le pire. Mais ça ce sont les travers du métiers..

Je fermais mon propre dossier et allais le ranger, respectant avec scrupules l'ordre de classification, puis revint. Frappant doucement des mains, je dis d'une voix vive, contrastant tant bien avec mon air songeur qu'avec mes marques de somnolence :

-La meilleurs façon de savoir reste d'aller sur place. Après tout, on à tout a fait le droit de demander du temps a un quidam pour quelques conversation..

Puis je ponctuais ma phrase d'une remarque légère, propre a me faire sourire :

-Encore une chance, nous n'en serions jamais là le cas échéant.

Virant encore une fois du tout au tout, je repris immédiatement avec sérieux :

-Et de toute façon, étant donné qu’officiellement, j'enquête sur un enlèvement, j'ai le droit d'arrêter qui me semble suspect tant que j'ai de quoi le justifier..

Je me dirigeais vers la porte puis m'arrêtais dans mon élan, me frottant a nouveau le nez.

-Je me demande bien pourquoi Astre a pu accepter une personne sur laquelle plane de tels doutes sachant qu'elle est en état de siège permanent.. C'est une énigme votre Astriell. Une énigme.

Puis j'ouvris la porte et lui fis signe, par politesse, de passer devant.

-Au fait, ravissantes ces ailes.

J'avais dis cela en lui offrant un magnifique sourire innocent. Pour peu, j'aurais porté l’auréole si je n'avais pas doublé ma remarque d'un clin d'oeil parfaitement outrancier.
Bah quoi ? On venait de se taper pas loin d'une heure d'épluchage d'archives, j'avais bien le droit de m'amuser. Et puis je le pensais.
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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Mar 8 Nov - 21:41

Je retins un sourire, remarquant que je tirais Armédion d'une douce léthargie provoqué par nos longues heures de recherche et certainement sa nuit agité. Sourire aurait été mal venu, il restait éveillé pour m'aider et puis, je n'étais pas en meilleur état.

J'affaissais légèrement les épaules, déçu que le nom que je venais de trouver ne lui dise rien.
Je n'étais pas sur que connaitre son nom changerait grand chose pour moi, Il restait toujours aussi inaccessible.
Le pire, c'est que j'étais incapable de savoir ce qu'il pouvait m'apprendre et plus important de quel côté il était.
Du mien, de celui de la famille de ma mère, ou du sien, ne dépendant de personne.

Alors quand Armédion semblant hésiter, je relevais les yeux sur lui attendant la suite avec une impatience que j'avais du mal à dissimuler.
Je haussais un sourcil en le voyant se lever pour me rejoindre. Alors qu'il prenait le dossier que j'avais en main, l'effleurant au passage, je la retirais un peu brusquement, la ramenant contre moi. J'avais eu une idée fantastique en faisant apparaitre mes ailes, elles m'offrait une certaine protection.
Bras croisés sur la poitrine, j'attendis plus ou moins patiemment qu'Armédion trouve ce qu'il cherchait, mise profondément mal à l'aise par sa proximité et son souffle sur ma nuque.

Je ne pus retenir un soupir quand il s'éloigna enfin, regagnant sa place. J'écoutais les déduction d'Armédion les sourcil froncés, en venant vite aux même conclusion que lui. Une personne transparente, n'ayant rien à se reprocher, quelque soit sa race n'apparaitrait pas de façon aussi insidieuse dans des affaires criminelles.
Les yeux dans le vague, je cherchais désespérément un rapport entre cet Astriell qui me semblait de plus en plus insaisissable et la famille de ma mère.

"Pensez qu'il pourrait être une sorte de chasseur de prime. Une homme qui offrirait ses services au plus offrant, se plaçant par la même sous leur protection, ce qui lui permettrait de ne jamais se faire prendre. A supposer que je vise juste, ce genre de service se monnaie au prix fort et l'argent se trouve rarement dans les poches de pauvre gens."

Ou comment sous entendre que la corruption était partout. Mais je voyais mal Armédion, plongé dans le monde politique qui rimait souvent avec manipulations et basses, me dire le contraire.
Peut être est-il de ceux qui défendait la vrai Justice avec honneur, mais ces hommes là était rare.


Plus j'y pensais, moins je voyais d'autre explications et plus j'enrageais. A supposer que mes suppositions soient justes, cela signifiaient que la famille de ma mère était constitué de lâche qui avait refusé de se salir les mains.
Au moins, je savais que je ne cherchais pas des "gens" du petit peuple...Mais ça ne m'aidait même pas, considérant que je n'avait aucune idée des traditions et mode de vie des Astriell pur souche. Je ne savais pas à quoi ressemblait la vie sur un Valear, je ne savais même pas si les étrangers y était tolérés.

Je sursautais alors qu'Armédion frappait doucement dans ses mains, me sortant subitement de mes pensées.
Je haussais un sourcil devant sa réplique, un sourire au lèvres.

" Non, je ne vois aucune loi nous l'interdisant, mais vous êtes certainement mieux placé que moi pour le savoir."
ironisais-je.

Je ne côtoyais Armédion que depuis quelques heures mais pourtant, j'étais déjà habitué a ses brusque changement de ton. Il m'amusait.
Pourtant, son ton et ses paroles me surprirent. J'avais pourtant bien entendu que j'étais devenu sa "cliente", mais l'entendre parler d'enquête et d'enlèvement me paraissait étrange.

"Mettez vous toujours autant de cœur à l'ouvrage pour d'illustres inconnus?" demandais-je réellement curieuse.

Après tout, pour le reste du monde, je n'étais personne, je n'existais pas vraiment, j'étais un fantôme, mon nom n'était pas connu et cela me convenait très bien. Quand à ma famille, j'étais la seule à les connaitre.
Enfin la seule...Ou presque.

" Peut être est-il là pour affaires. Il n'y a plus qu'à espérer dans ce cas que le mystère qui plane sur lui ne soit pas aussi lugubre que nous le supposons. Il serait alors possible que des vies soient en jeu."


Je fronçais les sourcils avec la désagréable impression d'avoir mis les pieds dans le plat.
J'avais soudainement un mauvais pressentiment, celui de m'embarquer dans une histoire qui ne me concernait que de très très loin et surtout qui me dépassait totalement autant qu'elle me laissait indifférente. Je me fichais de démasquer un quelconque complot, d'épargner des vies, si ça ne pouvait me servir.
Passant la porte en inclinant la tête, remerciant Armédion pour sa galanterie, j'esquissais un sourire en entendant son compliment.
Oui, elle faisait souvent cette effet là.

Empruntant le même couloir qu'à l'aller, j'avais dans l'idée de rejoindre la pièce qui était réserver à mon guide pour récupérer mes armes et ma cape...surtout mes armes.

"Vous ne voudriez pas vous reposer avant tout?" demandais-je, me remémorant sa léthargie quelques minutes plutôt.


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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Mar 8 Nov - 23:56

J'écoutais sa thèse avec attention, mais secouais la tête.

-C'est possible, mais même si je n'ai que des connaissances théoriques sur les Astriell, je sais que tuer n'est pas dans leurs habitudes et faire de la sous traitance dans le domaine du crime l'est encore moins. Mais même si c'est improbable, il n'en demeure pas moins que c'est possible.
Au fond on a le choix entre ça ou bien un espèce de trafiquant des hautes sphère.. Ou encore une personne singulièrement mauvaise qui agit par plaisir, grief et qui ne planifie jamais rien avant de se lancer dans l'action. Mais bon, si votre famille avait des ennemis, je suppose que vous n'auriez pas eu besoin de moi pour les débusquer, c'est rarement discret ce genre de chose..
Mais je ne comprend pas ce qu'il fait a Astre..


Je regardais Il'lianha intensément. La coïncidence était-elle possible ? Aller a Astre était le meilleur moyen de se faire repérer.. Or cela ne pouvait être possible que si Il'lianha entrait en contact avec moi.. Ce qui mènerait nécessairement a l'endroit ou notre homme se cachait, et ou nous avions à nous rendre.
Seulement voilà, quand on est capable d'influer sur tant d'affaire en restant hors de porté, on prend pas de tels risques, a moins d'être un débutant ou d'avoir un coup d'avance sur ceux qui nous cherchent..
Donc si je suivais ce raisonnement a l’extrême.. Alors j'en arrivais a deux conclusions possibles.. Ou a la limite, trois.
On me manipulait pour avoir la peau d'Ili'lianha, on l'avait manipulé pour avoir ma peau, ou bien simplement les deux. J'étais gênant pour un tas de gens, et elle l'était pour cet Astriell. Or la seule chose dont nous étions sur, c'était l'endroit ou il était.
Et moi, ayant pensé ça, je trouvais que ça puait le piège.. Mais encore une fois, il s'agissait d'une hypothèse, et rien ne me permettait de le vérifier. Aussi le gardais-je pour moi.


-Oui, oui, la loi est de notre coté. Pas d'inquiétude de ce coté là..

Puis, alors que j'étais ailleurs, dans mes sombres pensées, je fus projeté dans la réalité présente par l'éclat de rire que provoqua sa phrase. Par chance, nous étions déjà sortis et le bruit ambiant m'avait couvert aux autres.

-Ahem pardon. Je pourrai bien dire que de toutes les inconnues que j'ai rencontré jusqu’à présent, vous êtes bien une des plus illustres, mais malgré la curiosité et l’intérêt que vous me suscitez, la raison est ailleurs : la réponse est oui.
Bien sur, mon renom me permets de choisir sur quoi plaider. Mais lorsque le choix est là, je ne prend pas en fonction des noms, mais de la complexité du cas. Je me fiche qu'il s'agisse d'attaquer pour ou de défendre le plus anonyme des quidam, nous avons tous le droit d'être représenté. Je prend une affaire parce que je sais qu'il y a une lumière a faire sur une situation avant d'y faire régner la justice. Bien sur je m'occupe des "basses" accusations, mais on me retrouve surtout dans des démêlés complexes qui nécessitent un certain doigté que je puis me targuer d'avoir et que d'autre n'ont pas.
Chacun a droit a la justice, partant de là, j'aide quiconque me le demande. Lorsque la solution est simple et que je suis occupé, j'envoie vers un collègue dont je suis sur, lorsque ce n'est pas le cas, alors je prend la chose en main moi même. Dans tout les cas, je fais ce que j'ai a faire d'un bout a l'autre et ne m'arrête que lorsque j'ai finis. Et la meilleurs façon de réussir c'est de le vouloir, de mettre du coeur a l'ouvrage.
Or j'étais certain que si votre problème était simple, vous l'auriez réglé sans moi. Il est donc logique que je sois là a fond.


Pour illustrer ce "a fond", je baillais. Mais ce que je disais était foncièrement vrai. L’intérêt porté a une personne d'homme a homme était complètement différent de l’intérêt porté a une affaire. Comment illustrer cela mieux que par ma verve dans le réquisitoire que j'avais prononcé, envoyant ma femme au gibet.
Face a la Justice, j'aimais croire que nous étions tous égaux, aussi il était naturel que je prenne chaque main qui me demandait assistance. Quand a voir si le propriétaire de cette main en valait la peine, c'était un jugement de valeur parfaitement subjectif et non observable. Les droits et les devoirs passent avant ma perception des vivants, je l'avais bien compris et ce professionnalisme moral était bien le fer de lance de ma réussite. Cela étant, qu'on se le dise, le boulot et le relationnel n'ont rien a voir !

Mais a nouveau je quittais ma philosophie pour sa remarque pragmatique. Maintenant que j'avais a l'idée un scénario de piège, ses "peut-être" me semblaient être des risques trop grands a prendre. Je n'étais pas paranoïaque, mais là je commençais a trouver le danger trop grand pour qu'on mette les pieds dans le plats en arrivant comme des fleurs. J'étais soucieux, et mon silence le traduisait très bien.


Posant ma main sur la poignée de ma loge, je déverrouillais cette dernière puis l'ouvrais. Si je n'avais pas été là quand elle avait déposé ses affaires, je ne tenais pas a l'être non plus quand elle les reprendrait, aussi avais-je fais volte face, répondant seulement a sa question, de dos.

-Me reposer.. Ce serait avec plaisir si et seulement si vous m'accompagnez et me tenez compagnie. Un bon repas et tirer quelques bouffades de ma pipe en fermant les yeux sera amplement suffisant pour me mettre d'attaque.

D'une pars parce que je m'inquiétais pour elle, de deux parce qu'il fallait bien qu'on cause de la façon dont nous allions user de nos informations. L'option "on improvise" n'était plus a l'ordre du jour, et malgré ma fatigue, mon ton ne laissait pas la moindre équivoque : c'était ça ou je continuerai ainsi, dussé-je en tomber d'épuisement.

-C'est moi qui invite.

Et je savais ou aller..


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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Mer 9 Nov - 0:42

Je haussais un sourcil, étouffant un rire amer au souvenir de ce qu'était devenu mon foyer.
Au souvenir de mon père. Détournant le regard, tentant de dissimuler la haine que m'inspirait ma propre race, je soupirais.

"Croyez moi, la violence ne semble pas les rebuter tant que ça." soufflais-je ironique.

Une nouveau rire amer m'échappa quand il parla des ennemis de ma famille. Si, nous en avions, tout le problème était que j'ignorais leur identité, il était justement trop discrets.

Je me refuserais toujours à me faire une idée d'une personne suivant les stéréotype de sa race. Il y avait des exception à tout partout. L'hypocrisie, la cruauté, l'avarice n'était pas légion d'une seul et unique race mais bien de tous les êtres vivants capable de penser. Peut être ses comportement était-il motivé par un lourd passé, une éducation à part, une nécessité pour survivre, mais les faits était là, quelques soit la race de chacun, elle ne les protégeait pas de le fourberie et n'était en aucune cas preuve de leur honnêteté.

Surprenant le regard qu'Armédion posait sur moi, je fronçais les sourcils, ne comprenant pas à quoi il pouvait penser avant de sourire, repensant à ce qu'il répétait sur la ville ou nous nous trouvions.
Une ville en guerre, une ville où les habitants était surveillé, ou leur moindre fait et gestes étaient consigné dans des archives.
Non, Astre n'était pas la ville rêvé pour rester discret, disparaitre, se fondre dans la masse. Alors pourquoi? Pourquoi prendre le risque de se jeter dans la gueule du loup?

Cet homme que je traquais le savait-il ?? Avais-je était si peu discrète ?
Et si il avait conscience de ma présence sur ses talons, pourquoi se rendre là où j'aurais le moins de difficulté à le retrouver ?
L'explication la plus plausible était qu'il voulait que je le retrouve. Mais pourquoi?
Je lançais un coup d'œil furtif à Armédion. Jamais l'Astriell aurait pu savoir que je le rencontrerais et notre rencontre n'avait pu être motivé que par le hasard.
Je n'étais pas du genre à spontanément demander de l'aide et tous ceux qui me connaissais un tant soit peu le savait.
Alors si c'était un pièce, comme avait l'air de le penser mon guide, c'était à moi qu'il était destiné.
La famille de ma mère voulait-elle me retrouver et me ramener prés deux, avec Elle?

Le rire de mon compagnons me tira brutalement de mes pensées et je dévisageais se derniers alors qu'il semblait plaider sa cause...Comme c'est ironique.
Plus il parlait et plus je devais lutter à contenir un large sourire.

"Nous avons un point en commun." affirmais-je, un sourire énigmatique accroché aux lèvres.

Rentrant dans sa loge, j'appréciais sa discrétion et m'empressais de remettre mes armes à leur place, dissimulant à peine un soupir de soulagement, puis je m'enroulais dans ma cape, pour être certaine de dissimuler tout mon attirail, avant de laisser la place à mon compagnon, décidant de faire preuve d'autant de discrétion que lui.

Je haussais un sourcil à sa remarque, un peu surprise par sa proposition, je hochais tout de même la tête.
Plusieurs choses agitaient encore mes pensée et j'avais dans l'idée qu'il pourrait m'aider à y mettre de l'ordre.
Et après tout, sa compagnie n'était pas trop désagréable.

"Si vous vous invitez, je ne vois pas comment je pourrais refuser. Je vous laisse me guider, cette ville est une énigme pour moi."

Dans tous les sens du terme.


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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Mer 9 Nov - 14:26

Voyant sa réaction, je décidai de ne pas pousser le sujet "Astriell & clichés" plus loin, me taisant pour tout signe d'approbation.

Alors même, qu'après ma diatribe, j'ouvrais la porte, je ne pus me contenir de réprimer un rire léger a sa réponse.


-M'est avis que nous n'en avons pas qu'un.

Pourquoi je disais ça ? Parce que depuis que je l'avais rencontré, elle était l’exact miroir de mes propres défiances, même si j'avais finis par lever un peu le coude. C'était d'ailleurs pour cela que je n'avais, pour le moment, pas fait la moindre "fausse note" conséquente : j'agissais avec elle exactement comme j'aurais aimé qu'on agisse avec moi. Certes elle était unique tout autant que je l’étais, mais le fait que son sourire qui était extraordinaire devienne habituel signifiait que je n'avais certainement pas complètement tord de penser et d'agir de la sorte.

Lorsqu'elle eut finis de se réarmer, je ne pus m’empêcher de me demandait comment et combien elle pouvait bien être armée.. Car oui, j'étais sur qu'elle l'était. Mais sans machisme aucun, le combat n'est pas véritablement un art du beau sexe chez les hommes. J'étais le premier a reconnaître les talent d'une guerrière quand j'en voyais une -comme a toute personne talentueuse, d'ailleurs, je ne suis pas de mauvaise foi- mais là était le problème, a Kaestrale ou même dans les plaines de Stellis, j'en voyais peu..


-Parfait ! Suivez donc, je connais un endroit ou la vue est simplement divine !

Souriant, j'avais a l'idée qu'on ne devais pas avoir la même notions de la chose ce coup ci.

-Astre est tres.. Carrée comme cité. Une fois qu'on en a mémorisé les angles, c'est très facile de s'y reperer. Tenez, c'est par là.

J'avais repris mon épée et m'étais dirigé vers la sortie. De là, j'avais repris les ruelles, gardant mon visage découvert et ma robe de magistrat. Après dix petites minutes de marches, nous arrivâmes devant une petite échoppe. Le genre d'établissement respectable et propre sans grande envergure. Poussant la porte, j'invitais mon invité a entrer. Au moment même ou elle passerait devant moi, j'étais certain qu'elle verrais une chose intéressante dans le reflet de la vitre.. En effet, l'échoppe était au croisement de deux rue perpendiculaires.. Et placée au milieu. Donc pour qui s'asseyait sur la table proche de la vitrine s'offrait une magnifique vue prenante sur la rue qui se terminait.. Sur la place principale, avec une auberge dans ce même alignement, au nom assez familier.

-Oh.. Quel heureux hasard

Fis-je comme je n'avais absolument pas prévu cela. Entrant après elle, je fis signe au tenancier pour qu'il me serve de ce qu'il avait préparé pour la journée. Ce jour, il semblait avoir fait du poisson avec quelques verdures. Parfait.
M'asseyant, j'ajoutais :


-Et un verre de vin avec ça. Et pour vous, Dame Il'Lianha, ce sera ?

Maintenant que j'étais en place, je gardais au moins un oeil sur les aller & venue de l'auberge de la place. Elle n'était certes pas des plus proches, mais j'avais bonne vue, et il y avait là dans cette planque de quoi apprendre des choses intéressantes sur la façon de mener notre entrée.
En espérant que je me sois trompé sur l'idée de piège et que nous n'avions pas étés suivis jusqu'ici.
Sacredieu.. Un jour j'arrêterai de jouer avec le feu avec tant de désinvolture.. Espérons que ce jour là, je ne me soit pas fait brûlé avant..


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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Mer 9 Nov - 17:48

Haussant un sourcil, je préférais ne par relever sa remarque. Peut être n'avait-il pas tord, seulement, ni lui ni moi ne pouvions encore en juger. Le fait que sa présence ne m'étais pas totalement insupportable, à quelques détails prés prouvait certainement qu'il devait avoir raison.
Il était tout de même rare que je m'entende si bien avec un inconnu en si peu de temps, que son aide me soit utile ou non. Pourtant, son imprévisibilité aurait mis mal à l'aise beaucoup de monde, moi, au contraire, elle m'amusait, puisqu'elle le rendait plus intéressant.

Emboitant le pas à mon guide, je fronçais les sourcil, une vue magnifique...Il suffisait que je m'envole pour avoir une vu imprenable sur la Cité-État et ses alentour, je voyais mal ce qui pourrait égaler une vue du ciel.

"Je n'ai absolument aucun sens de l'orientation."
avouais-je sur le ton de la conversation.

Et c'était dans ses moment là que j'étais heureuse de pouvoir voler. A maintes reprise, mes ailes m'avait permis d'éviter de longue heures d'errance à la recherche de mon chemin, et surtout, elles m'évitaient de demander de l'aide pour me retrouver.
Suivant Armédion, capuchon remonté sur mes cheveux, je ne cherchais même pas à mémoriser le chemin, je préférais tenter les endroit ou il me serait facile de disparaitre.
Les soupçons que nous avions évoqué me mettais mal à l'aise, augmentant mon pressentiment. Quelque chose clochait dans mes recherches, c'était presque trop simple.
Je secouais furtivement la tête, tentant de m'apaiser. Elles étaient faciles parce que j'avais rencontré, totalement par hasard, je ne voyais pas comment cela pouvait être autrement, Armédion. C'était grâce à lui que j'avais pu retrouver la trace de l'Astriell que je cherchais.
Sans lui, j'aurais certainement quitté la ville depuis longtemps.

Oui, il était idiot de redouter un piège...et pourtant, je fronçais les sourcils.

"Faut-il nécessairement une quelconque autorisation pour consulter les archive de la ville?" demandais-je continuant de réfléchir.

En quittant l'auberge quelques heures plus tôt, j'avais pensé à ses archive, puisque j'avais moi même du montrer pattes blanches pour pénétrer dans la ville, j'avais supposer que "mon homme" avait du faire de même, seulement, je n'avais aucune idée de comment avoir accès à ses informations avant de croiser Armédion et, pour l'avoir vu, je savais qu'entrer en douce dans le Palais de Justice était impossible.
Mais si aucune autorisation n'était requise pour consulter les archives, alors, je pourrait continuer de redouter un piège.

Je pense vraiment trop!!!
Mais si ça peut me sauver la vie, autant continuer.
Je revins à la réalité alors qu'Armédion entrer dans une petite auberge. JE le suivis et fut tout de suite plus attentive à mon environnement, je dus retenir un éclat de rire en remarquant la "magnifique vue" que nous offrait notre place.

"Vous êtes réellement surprenant." riais-je m'installant en face de lui, laissant mon capuchon glisser sur mes épaules.

Je relevais les yeux sur le gérant que mon compagnon venait de héler. Haussant les épaules, je détournais le regard pour le reporter à l'extérieur.

"La même chose, ça ira très bien." lâchais-je platement, revêtant ce masque d'indifférence que je chérissais tant.

Quand le serveur tourna les talon, je reportais mon attention sur Armédion.

"Pensez vous que nous puissions nous jeter dans un piège. J'ai beau y réfléchir, je trouve autant de pour que de contre."

L'incertitude est certainement la pire des choses.


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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Mer 9 Nov - 20:23

Je n'avais pas besoin qu'elle le dise pour m'en rendre compte.. En plus de ne pas avoir de sens de l'orientation, elle ne semblait même pas vouloir en avoir.
En même temps, quand il suffit d'un battement d'ailes pour se repérer, je peux le comprendre.. Sauf qu'a Astre, j'avais de sérieux doute sur la capacité des sentinelles a tolérer avec patience, depuis les murailles, de voir des gens bondir de la ville et trafiquer dans le ciel comme bon leur semble..
Enfin, de toute façon, moi, je quittais pas la terre, c'était donc une question qui ne se posait pas.

Assis, donc, je me contentais de répondre un vague :


-On fait ce qu'on peut

... a son compliment. Avoir plusieurs corde a son arc et l'agilité d'esprit pour passer de l'une a l'autre était une nécessité pour moi, je n'y voyais plus grand chose d'extraordinaire ou de surprenant. Après tout, étant stratège, je me devais toujours d'avoir un coup d'avance. Et c'est bien là qu'était le soucis.

-Oui donc, vous disiez.. Les archives de la ville.. Eh bien ça dépend. Il y a les archives civiles, relatant l’évènementiel et l'histoire de la ville qui, a peu de volume prêts, est consigné et libre d'accès dans des bibliothèques. Mais si vous parlez des archives judiciaires, alors oui, il faut une autorisation, et elle n'est pas quelconque.
L'ordre militaire d'Astre est lourd, et malgré la politique sécuritaire qui est imposée -a juste titre au vu des soucis de la ville- il a été refusé que n'importe quelle personne puisse avoir accès a ces dossiers au nom de la liberté individuelle. Le citoyen, s'il se sent espionné et non en sécurité est a même d'être un plus grand danger pour la ville que ses ennemis.
Aussi il a été fixé -a l’exception prêt du maître de la ville- que seuls des magistrats de la Justice seraient a même de consulter s'ils étaient capable de justifier leurs recherches. Si un autre dignitaire veut y avoir accès, il doit passer par un magistrat et ne pas sortir du palais avec l'ouvrage. Et un inconnu, plus encore s'il est étranger, n'a aucune chance d'y avoir accès. Sauf s'il a la confiance d'un magistrat et encore, même a moi, on m'a fait une fleur


Je m'arrêtais un moment que le patron enregistre bien ce qu'on voulait de lui et qu'il reparte, la laissant poser sa seconde question.

-Cela étant, personne n'est irréprochable, et certains le sont véritablement très peu. Un jeux de relation peut amener quelqu'un de méconnu a avoir entre ses mains son dossier. Mais la falsification est impossible.. Et même ce scénario est improbable.. Les magistrats, quoiqu'on en pense sont choisis ou bien pour leur droiture ou bien pour leur fidélité au maître. Il faudrait un lourd service ou une grande chance pour trouver les rares qui sont dévoyés. Ils servent la justice, leur maître et éventuellement eux. C'est un système peu honnête mais fermé au moins. Les fuites sont rares. La discipline martiale n'y est pas étrangère d'ailleurs. Une tête qui dépasse est bien souvent coupée.
Mais vous avez raison. Si l'on prend et que l'on retourne la situation, elle peut être interprétée de toute les façons possible. Cela étanr si cet Astriell est effectivement quelqu'un de néfaste, alors il y a toute de même une réponse qui nécessite une réponse : pourquoi Astre ?
Si cette histoire est strictement entre vous deux, alors il n'y a aucune raison pour qu'il vous ait mené là. C'est donc qu'il a d'autre projets a exécuter dans cette ville, et je pense que vous êtes, au mieux, s'il a conscience de votre présence, un "plus". S'il peut se débarrasser de vous, il ne crachera pas dessus.
Le reste n'est que pure spéculation, mais sa présence a Astre, est une épineux soucis.. Après nous partons du principe que c'est bien l'homme qu'on cherche, et qu'il a quelque chose a se reprocher, outre que la vingtaine de mention qui peuvent s'expliquer de bien des façons..


Je soupirais, puis le tenancier vint nous apporter le déjeuner que j'entamais, silencieux. Après avoir fait taire cette petite voix qui criait famine et repos, je repris la parole.

-Il est logique de penser qu'il a à faire à Astre. Après on ne peut prédire si vous faisiez partie de ses plans. C'est la raison pour laquelle je nous ais mené ici. Je ne veux pas quitter cette auberge des yeux. S'il s'y passe quelque chose, nous le saurons d'ici, et de préférence avant de se jeter dedans.
Sauf si c'est c'que vous voulez. Après tout, moi je suis là comme consultant et comme aide.


Levant mon verre, je terminais ma phrase pas un simple "Santé".
Lorsque j'eu terminé mon repas, je basculais ma chaise en arrière, l'appuyant contre le mur, puis je sortis d'une des poches de ma robe une blague ainsi qu'une fine pipe d'ébène.
Dans ma blague, nul tabac, mais un mélange d'herbe aussi bien thérapeutique qu’aromatique. C'était fait maison et avait une rôle avant tout médicinal, même si c'était devenu une habitude et un plaisir.
Cette tâche noire avait certes épargné mon coeur, mais trônait au sommet de mon poumon. Aussi lorsque l'effort s'intensifiait ou que la maladie se faisait sentir, la douleur contractait l'organe et me coupait littéralement le souffle. Inspirer la fumée de ce mélange détendait et facilitait la respiration que j'avais, de facto, moins bonne.
Second problème était de l'allumer.. Les dernier des idiots aurait claqué des doigts, cela aurait suffit à créer une flamme. Sauf que moi, bien que j'y arrivai, l'effort me semblait considérable. En effet, mon lien avait l'Aether avait toujours été faible, très faible, de façon a ce que les plus basses prouesses me demandaient les plus grandes concentrations. Et user de pouvoir faramineux.. N'y pensez même pas, j'en était incapable.
Mais tout content, je finis tout de même a profiter de ma pipe, parfaitement détendu et suivant la voie du repos.


-C'était bon ?

Non, non, je n'avais pas une fois perdu des yeux cette auberge, et malgré mon ton désinvolte et mon attitude reposée, je surveillais.
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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Jeu 10 Nov - 16:17

La désinvolture dont il fit preuve en me répondant m'arracha un léger éclat de rire. A croire qu'il entendait ce genre de chose tous les jours. Remarque dans sa position, mieux valait être polyvalent.

Retrouvant mon sérieux, j'écoutais attentivement sa réponse, retenant de justesse un soupir de soulagement.
Il devenait alors clair que si l'Astriell que je cherchais n'étais pas clair, au moins, nous ne nous dirigions pas droit dans un piège en allant à sa rencontre.
Si il avait cherché à viser Armédion d'une quelconque façon, il n'avait pas besoin de moi et il lui aurait fallu être certain que nous nous rencontrions. Hors, j'avais croisé mon guide tout à fait par hasard, et si il n'avait pas été projeté stupidement au sol, nous ne nous serions jamais adressé la parole.
Et je serais partie après avoir compris qu'avoir accès aux archives administratives me soit impossible. Que se soit légalement ou non.

Quant à moi...Pour m'atteindre, à supposer qu'il soit conscient que j'étais sur ses talons, il n'avait pas besoin d'user de tant de stratagème pour le faire. Il lui suffisait de faire savoir où il se trouver pour m'attirer dans un piège très simple, ou je me serais certainement jeté sans même faire attention.

La seule chose dont j'étais à peu prés certaine c'était le rôle qu'il avait eu à jouer dans la disparition de ma mère.
Je ne savais toujours pas si il était ou non de sa famille, mais le fait qu'il apparaisse mystérieusement dans plusieurs affaire criminel me laissait réellement penser qu'il agissait sous mandat du plus offrant.

" J'en venais aux même conclusions." affirmais-je, jetant un œil à l'auberge de l'autre côté de la rue.

Je ne savais pas ce qui nous attendait là bas, mais j'étais désormais à peu prés certaine que Lui, ne s'attendrait pas à nous voir.
Nous avions donc un certain avantage.
Entamant mon plat sans vraiment y faire attention lorsque le gérant nous l'apporta, je secouais la tête.

"Je ne pense sincèrement pas qu'il est conscience de ma présence. Et comme j'ignore totalement ce qu'il peut à voir avec la disparition de ma mère et de ma sœur, bien que j'en ai une vague idée, je ne peux prédire quel sera son comportement à mon égard."

Si j'ai de la chance, il voudra finir son contrat et me garder vivante jusqu'à me livrer à la famille de ma mère, ce qui restait encore la meilleure solution pour être certaine de les retrouver. Mais je préférais encore choisir le lieu, l'endroit et surtout le moment de ses retrouvailles et des rencontres fortuites qui iraient de paire.

J'espérais sincèrement que Ladrian ne trempait pas dans des affaires louches, voir dangereuse. Je connaissais très mal Armédion, mais j'avais dans l'idée que si il m'était le doigt sur une affaires concernant la Justice, il ne lâcherait pas le morceau, quitte à mettre sa vie en danger.
Je haussais les épaules, je ne voyait rien de plus que le risque d'un combat. Cette perspective ne m'effrayais pas plus que cela, après tout, j'étais entrainé pour.

"Êtes vous certain de vouloir m'accompagner?"
demandais-je.

Si peu que cet Astriell est un lien un tant soit peu profond avec l'Aether, la dangerosité de la rencontre en serait encore augmenté.
Repoussant mon assiette vide, je me calais dans ma chaise, croisant les bras sur la poitrine, je regardais Armédion allumer sa pipe avec un soupir. La faible tentation de jouer avec les flammes qu'il avait utiliser pour allumer son tabac.
Baissant les yeux sur mon assiette, je haussais les épaules.

"Passable." répondis-je réellement indifférente, mon attention tourné vers l'extérieur, réellement curieuse de savoir ce qui m'attendait de l'autre côté.

Ami, ennemis? Ou simple erreur?? Je ne l'espérais pas, repartir de zéro m'anéantirais.

HRP: Dsl, petit ><


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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Ven 11 Nov - 1:10

Je hochais la tête pendant qu'elle parlait. Sa façon de voir les choses était rationnelle et peut-être moins paranoïaque que la mienne. Bon, en même temps j'avais réchappé a plusieurs tentatives d'assassinat, et y'avait mieux pour soigner le caractère et la capacité spontanée a se jeter dans n'importe quoi n'importe comment.

-Effectivement, c'est tout a fait logique..

La façon dont elle termina son bilan me laissa un sourire carnassier. Je montrais de ces dents a croquer la fortune, a défroisser la Lune. Je n'étais certes pas le meilleur spadassin ou le plus grand magicien. Mais mon bras était armé de la flamme vive de la conviction, et possédant cette épée je n'avais besoin de rien d'autre.
Je soufflais un long nuage de fumée. Planant au dessus de ma tête, ce dernier assombrit mon visage un instant, comme s'il avait porté par dessus lui un ciel d'orage. Moi, en tout cas, j'avais bien mangé.

Je posais ensuite ma pipe, la nettoyais et la rangeais, lentement, ce même sourire et cette lueur au fond des yeux.


-Si j'en suis sur ?

Me levant, je ceignais a nouveau mon épée.

- Vous pensiez quand même pas que je vous laisserai tomber alors qu'on touche au but ?

Ma langue claqua.

-Nan, nan et nan. Je vous ai aidé a vous mettre dans ce guêpier, il y va de ma personne de vous y accompagner. Et puis ce serait dommage que toute cette histoire se termine en vice de procédure. Donc vous aurez a subir ma présence jusqu'au bout de cette affaire. Ne vous déplaise.
Et peut-être qu'ensuite vous aurez l'occasion de me montrer ce qu'est un repas convenable a votre gout.


J'avais lâché cette phrase en même temps que mon regard froid et cet air redoutable. Mais malgré cette réplique légère, la dureté de l'acier résonnait et résonnerait toujours en moi tant que nous n'aurions pas passé le pas de cette auberge et rendu cette affaire sans danger.

-Allez, je suis pleinement reposé, allons donc semer le vent..

J'enfilais mon manteau ocre et fis tomber d'une de mes manches une poignée de pièces sur la table de notre repas. Puis laissant passer Il'lianha, je lui ouvrais la porte.

Enfin nous marchions vers la péroraison. Rien d'anormal d'observable.. Pourquoi s’inquiéter alors ?
Alors que je traversais la place principale, cette question ne cessait de tourner et d'être tournée dans ma tête.. N'avais-je rien oublié ? Trop tard, nous étions devant la porte.

Levant la main, je fis signe a mon associée que cette fois ci, c'était moi qui passais devant. Ouvrant la porte, j'arrivais dans une taverne déjà plus cossue qui cependant était peuplée, a son premier étage, de toute sorte de personne, allant du marchand a la canaille.. Rien de bien méchant cependant. Avant qu'Il'lianha n'entre, je me posais contre une poutre, droit, et tirais mon épée. Première fois depuis que j'étais a Astre que j'en faisais la démonstration. La lame de Justice brillait passivement d'une lueur violacée-rougeâtre menaçante. Combinée a l'ocre des magistrats, la symbolique était évidente et le message clair.
J'avais quelque chose de ces statues du Palais. La fermeté, l'absence d'indulgence. Aveugle, la main guidée par le simple jugement qui voyait en les âmes sans souffrir des subterfuges.
Saluant rapidement, la taverne se vida, silencieusement, comprenant qu'il n'y avait aucune raison de rester là. Chaque personne ici était parfaitement humaine. Seul le tenancier resta. Parfait, j'avais ma garantie.
C'était un bonhomme dans la force de l'âge qui avait du en voir du monde.. Aussi, lorsqu'il vit entrer Il'lianha, il soupira et passa une de ses mains sous son comptoir, son regard allant d'elle a moi. Puis il lança un trousseau de clef a celle qu'il avait de toute évidence reconnue comme Astriell en partie
.

-Je ne sais rien et je ne veux rien savoir. Faites ce que vous avez a faire et partez, je ne veux pas d'ennuis. Il était dans sa chambre aux dernières nouvelles.

J'opinais du chef et regardais celle qui avait désormais en main les clefs de cette histoire.

-Je me doute bien que vous avez des choses a vous dire qui ne me regardent pas.. Si vous le désirez, je resterai ici, a porté de voix et prêts a monter au cas ou les choses tournent mal.

A la réaction du patron, il était évident qu'on était pas tombé sur un quidam..



[HRP : Voilà, a toi de choisir ce que tu veux trouver ! Razz ]





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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Dim 13 Nov - 22:11

Au moins, je n'étais pas complètement folle! Les longues heures de cours qu'imposait l'enseignement à l'Académie d'Estall portaient leurs fruits et mon sens logique s'en ressentait. Je n'allais certainement pas m'en plaindre, surtout pas dans une situation comme celle ci.

Le sourire que je remarquais sur le visage de mon compagnon ne me surpris que peu. Je haussais un sourcil, le regardant patiemment ranger sa pipe avant de me donner sa réponse. Un faible sourire étira mes lèvres, l'entendre de vive voix m'était inutile, son sourire et la lueur au fond de ses yeux suffisaient largement à répondre à ma question.

"L'idée m'a vaguement traversé l'esprit, mais je préférait être certaine de la réponse." répondis-je platement.

En d'autre circonstances, si je n'avais pas été certainement que nous ayons mit le doigt sur une affaire épineuse, j'aurais prié Armédion, plus ou mois poliment de me laisser continuer seul.
Malgré toute l'aide qu'il avait pu bénévolement m'apporter, j'aurais pu considérer que cette affaire ne concernait plus que moi et j'aimais à régler seule mes problèmes. Parce qu'ils ne regardaient que moi et qu'accepter la compagnie d'une tierce personne serait mettre une vie de plus en danger.
J'avais beau n'apprécier que très moyennement la compagnie d'autrui, je n'étais pas de ceux qui se plaisaient à jouer avec des vies.
Elles n'avaient pas assez d'importance pour moi.
Quoi que, je m'en voudrait certainement si il devait arriver quelque chose à Armédion, il n'était sympathique.

"Je saurais m'en accommoder." continuais-je, un sourire ironique accroché au coin des lèvres.

"Je suis très difficile à satisfaire de ce point de vue."

Le ton dur qu'employais maintenant Armédion m'obligeait à contenir un sourire. Satisfait? Rassuré? Les deux, peut être.
J'avais l'intime conviction que ce que je considérait comme mon problème dissimuler quelque chose de plus gros.
Et qui va récolter la tempête? Imitant Armédion, je me levais, remontant le capuchon de ma cape sur ma tête, remerciant mon guide d'un hochement de tête et d'un sourire alors qu'il laissait tomber quelques pièces sur la table.
Traversant rapidement la place qui nous séparait de notre objectif, je caressais l'étui de mon sabre du bout des doigts, sa présence me rassurait.
Je laissais Armédion entrer en premier, hésitant quelques secondes sur le pas de la porte. Je levais les yeux sur les étages, au nombre de trois.

Qu'allais-je trouver? Etait-Il encore là? Avait-Il des réponses à m'apporter? Pire...Ami ou Ennemi??
Tant de questions qui n'allaient pas tarder à trouver réponses, à cette idée, mon coeur fit un bon dans ma poitrine. Rejetant le capuchon de ma cape en arrière, je détachais cette dernière, la laissant tomber sur mon bras, révélant ma tenue, mon sabre et surtout mes ailes immaculées.

Passant la porte de l'auberge, autrement plus luxueuse que celle que nous venions de quitter, je cherchais mon compagnon des yeux et un sourire carnassier étira mes lèvres. N'importe quel être vivant doté d'un tant soit peu de bon sens aurait fui devant l'image d'autorité et de puissance qu'Armédion donnait à voir.
Vaguement, je pensais qu'il était heureux que nous ne nous soyons pas rencontré en de telles circonstances, il m'en aurait fallu un peu plus pour quitter mon siège.
A croire que je n'avais pas beaucoup de ses commun...Mais la rencontre aurais pu être tout aussi intéressante.
Regardant les clients quitter leur place puis l'auberge avec le même sourire accroché aux lèvres, je tournais la tête vers le gérant qui me lança des clés.

Comme quoi, les mots sont souvent inutile, un regard, une posture, une attitude suffit souvent à se faire comprendre.
Hochant la tête, tant pour répondre au gérant qu'à Armédion, je m'avançais vers les étages, me demandant si j'étais reconnaissante à ce dernier de me laisser seule, ou si au contraire, je lui en voulais...Peuh, comme si j'avais besoin de ce genre de protection!!
Je dois couver quelque chose!

Je savais qu'Il était là, le numéro noté sur les clés que je tenais au creux de ma main m'indiquait le numéro de sa chambre, j'approchais, avec l'impression de ralentir à chaque pas, le coeur serré par un mauvais pressentiment.
Devant la porte de Sa chambre, j'hésitais à frapper, ne serait-ce pas prendre le risque de laisser s'envoler l'effet de surprise? Et si cet homme n'a rien à se reprocher, il me suffira de m'excuser...Une corvée supplémentaire.
Cessant de réfléchir, j'introduisis très vite la clé dans la serrure pour ouvrir la porte en grand...Comme c'est malin! On a pas encore trouvé mieux pour s'exposer à une arme.

Heureusement pour moi, la chambre paraissait vide, pourtant, la fenêtre était fermé. Si Il avait du quitter sa chambre, le tenancier l'aurait vu!
Rentrant à pas mesuré dans la chambre, je refermais la porte dernière moi et me retournais vivement, bloquand une lame avec le fourreau de mon sabre...Béni soit mon 6° sens!!

Reculant vivement, je dévisageais l'homme qui me faisait face.
Il était grand, me dépassant facilement de deux têtes...Si peux qu'il soit un pur Astriell, il n'y avait pas grand chose d'étonnant à celà, surtout en considérant que j'étais plutôt petite.
De long cheveux noirs, laissé lâches sur ses épaules, des yeux noir comme la nuit, semblable à des puits sans fond et des ailes aussi noires que le reste.
Il semblait à peine plus âgé que moi, une dizaine d'anné tout au plus, mais je préférais ne pas m'arrêter à ce constat.

Lentement, sans lâcher mon adversaire des yeux, je dégainais mon sabre, rassurée par le chant qu'il produisit en retrouvant la lumière.
Agitant la main, l'homme face à moi éclat d'un rire presque méprisant.

"Ce ne sera pas utile...Lili, tu te blesserais."

Je sursautais en entendant le surnom dont il venait de m'affubler. Très peu de personne avait le droit de m'appeler de la sorte.

"Comment..?"

Il se contenta d'un haussement d'épaule, faisant disparaître sa lame, méfiante, je préférais ne pas l'imiter.
Si Armédion m'avait presque instantanément inspiré une certaine confiance, il en allait d'une toute autre manière avec cet homme que je sentais fourbe sous un sourire qui se voulait rassurant. Peut être étais-je influencé parce que m'avait appris Armédion.

"Je sais presque tout de toi."

Je me contentais de hausser un sourcil.

"Mais que je suis impoli! Je te connais si bien que j'oublie que l'inverse est faux. Je me nomme Ladrian Hadran, du moins, c'est le nom que l'on me connait."

Réponse à la première question trouvé. Penchant légèrement la tête sur le côté, je haussais les épaules, preuve de l'indifférence que m'inspirait cette "révélation".

"Oh, je vois que tu t'es tout de même renseignée." ricanna-t-il.

Je levais les yeux au ciel, l’exaspération commençait à montrer le bout de son nez.

"Venant en au fait voulez vous? Je me moque de votre nom, véritable ou pas. Si vous me connaissez si bien, vous devez savoir pourquoi je suis là."

Il hocha la tête, toujours avec ce même sourire.

"A vrai dire, je n'espérais pas te trouver aussi facilement. J'ai été inspiré de faire circuler cette rumeur à propos de ta mère."

Une nouvelle fois, je sursautais. Finalement, j'avais raison, c'était un piège, mais un piège tendu bien au delà de ce que je pouvais imaginer. J'avais suivis la piste qu'il voulait que je suive.
Il me voulait moi. Relevant la pointe de mon sabre, je plissais les yeux, tentant de retenir ma colère.

"Pourquoi ??" crachais-je.

Ladrian haussa les épaules, l'air déçu.

"Allons Lili...Ne me fait pas croire que tu n'a pas deviné!"

J'avais une vague idée mais ne dis rien, en garde, le sabre au clair je défiais l'Astriell du regard.

"Non? Vraiment? C'est simple pourtant. Ta grand mère m'a payé pour que je te ramène. Ou plutôt pour que je finisse le travail."

Serrant les mains sur mon sabre j'enrageais. J'avais vu juste, ma mère et ma soeur avait était enlevée par un homme de main engagé par le famille de ma mère.

"Où sont-elles?"

Une nouvelle fois, il haussa les épaules.

"Je te mentirais si je te disais que je savais. Je me suis contenté de livrer le paquet avant de comprendre que la commande n'était pas complète, il se trouve que la livraison n'étant pas complète, l'addition ne l'est pas non plus et vois tu, cet état de fait m'embête un peu."

Je dévisageais Ladrian avec fureur, comment osait-il parler de nous ainsi!!!

"D'autres question?" demanda-t-il détaché.

Inspirant une grande bouffé d'air, je tentais de me contenir, pensant à Armédion qui m'attendait en bas.
Il m'avait été d'une aide très précieuse, il était temps de la lui retourner.

"Pourquoi Astre ?"

Ladrian leva les yeux au ciel semblant réfléchir.

"J'y est d'autres affaires à régler...Je suis multi tache." rigola-t-il.

"Oh, mais ne serait-ce pas pour ton ami que tu pose la question? Je t'avoue que je n'espérais que ta venu en rependant la rumeur que je saurais ou trouver ta mère. C'est un heureux hasard que tu l'es rencontré! Cela m'évitera d'aller le chercher ailleurs, je suis fatigué de voyager."

Je fronçais les sourcil...un hasard, j'étais persuadé que ce n'était qu'un hasard...Comme quoi, le hasard fait parfois bien mal les choses! Suivant des informations qu'il avait lui même fait circuler, je m'étais jeté dans un piège et la rencontre hasardeuse d'Armédion l'avait entraîné avec moi.

Je savais, je devinais que Ladrian me voulait vivante, à la façon dont il avait parlé de l’enlèvement de ma mère et ma soeur.

"Qu'est ce que tu lui veut ??!!" demandais-je soudain hargneuse.

Ladrian éclata de rire. Entre son rire et ses haussements d'épaules, j'avais l'impression que j'allais perdre la tête et cédais à la rage que la désinvolture de cet homme allumait en moi.

"C'est un gêneur pour beaucoup de personne...Trop de sens de la Justice tue la Justice, c'est ironique n'est-ce pas? Finalement, je n'aurais même pas eu à utiliser son plus gros point faible...Cela enlève un peu de piment à l'affaire, mais après tout, si ça peut m'épargner quelque désagrément de déplacement!!"

Ladrian pencha la tête sur le côté et m'offrit un sourire mielleux.

"Tu ne l’appellerais pas? Pour me faciliter la tache?"

Campée sur mes pieds, tenant ma garde, je ne bougeais pas, me retenant de me jeter sur la pourriture qui me faisait face.

"Non? Bon..Aurais-tu l'amabilité de m'attendre ici? Le temps que je descende l'achever et que je revienne te chercher? Tu sais, ce n'était pas une bonne idée de laisser les clients aller voir ailleurs...Remarque ça me fait moins de travail!"

J'ouvris des yeux terrifié. En bas, dans la salle commune de l'auberge ne devait plus rester que le tenancier de l'auberge et...Armédion.
Une victime, un témoins...Deux vies.
Je déglutis, mon sang ne fit qu'un tour, avançant légèrement mon pieds, je levais mon sabre pour porter le premier coup.

"D'accord...Tu veux pas être sage...Dommage!"

Ladrian se contenta d'esquiver mon attaque en glissant sur le côté, faisant réapparaître sa lame.
La suite se passa très vite, tentant de juguler ma colère, je tentais d'atteindre mon adversaire qui faisait preuve d'autant de souplesse et de rapidité que moi.
Je frappais, feintais, me reculais, frappais de nouveau, renversant bibelot et meuble, je parvins à atteindre Ladrian au l'épaule, l'entaillant profondément, ce qui lui arracha un hurlement de douleur.
Quelques seconde plus tard, c'est lui qui ouvrait une longue estafilade sur mon ventre, reculant de plusieurs pas, étouffant un cri, je décidais de faire appel à l'Aether, le lien qui m'unisait à lui était à mon sens mon seul avantage face à Ladrian.

Seulement, la boule de Feu que je venait de créer pour la lui jeter à la tête fut annulé par un sphère aquatique.
Et m...
Jusqu'ou allait ses pouvoirs??

"Je vais te révéler un secret Lili...Je suis comme toi! Un batard...c'est plutôt amusant comme coïncidence!"

Demi Astriell seulement...Comme moi? Donc Sylän à moitié...Son lien avec l'Aether devait être égale au mien.
Quelle bonne nouvelle!!!
Mais je gardais toujours un avantage sur lui !

Repassant à l'attaque, le combat repris de plus belle, tout deux utilisant l'Aether, je priais pour qu'il se fatigue avant moi alors que je me sentais déjà épuisé.
Puis enfin, il cessa d'utiliser son don pour se défendre. Quand il attaqua, tentant de m'emprisonner avec ce qui semblait être un fouet constitué d'eau, je créais un faible courant électrique, immédiatement conduis à mon adversaire par le "fouet" d'eau qu'il avait crée.
Il tomba a genoux dans un hurlement à dresser les cheveux sur la tête et je tombais en même temps que lui épuisé.
C'était à celui qui se relèverait le premier.


[HRP: J'ai pris quelques liberté, j'espère que ça ira, sinon...ben j'éditerais^^]


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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Lun 14 Nov - 18:27

J'avais rangé, mon épée, désormais seul avec le patron. J'entendais des voix, la haut, mais ne distinguais rien. Cependant, si le ton forçait, je saurais quoi faire.. Pas avant.
Pour passer le temps qui commençait a devenir vraiment long pour moi, je discutais le tenancier a propos de son pensionnaire. La voix était une chose, mais ni l'Aether ni les chocs de lame ne passaient les murs.


-Attendez.. Vous êtes.. Mr Duchèstre ? Ca Alors ?! Il me demandait justement comment il pourrait vous rencontrer !

Je le regardais, horrifié, lorsque le son sourd d'un meuble tombant sur le plafond, juste au dessus de nous, termina de me résoudre. Tirant mon épée, je montais les marche quatre a quatre. Cherchant le numéro de chambre, je ne pus m’empêcher de pester contre le crétin que j'étais. J'avais raison, et je l'avais laissé foncer droit dans un piège.
Arrivant enfin a destination, j'ouvris brutalement la porte. "Ladrian" avait eu mal, mais ne semblait pas fatigué outre mesure. Il fumait, preuve d'un coup de jus intense, mais ce genre de chose ne paralyse jamais bien longtemps.
A son coté, Il'lianha, en revanche, semblait quant à elle exténuée..


-Ladrian Hadran ? Au nom des autorités d'Astre et de Kaestral que je représente, je vous arrête.

Il ne sortirait pas d'ici vivant. Le fait d'avoir évacué la taverne n'avait rien d'officiel, donc je savais que la garde ne tarderait pas a rappliquer. La question était donc de savoir si j'arriverais a rester en vie et a protéger ma collègue d'ici là. Pour ce qui était de ce Ladrian, j'estimais son sort comme sur, j'espérais juste arriver a l'arrêter moi même, car sinon cela voulait faire que j'étais cuit et recuit..

Je ne connaissais pas du tout l'étendue de la force de mon adversaire. Garde basse, j'occultais donc les pouvoirs de mon épée, préférant la surprise à la force directe. L'adversaire, quant à lui avait bien sur rit de mon intervention, qui lui avait donné le temps de se relever.


-Finalement il est venu tout seul.. Grosse erreur, humain. Même dans mon état, je n'ai besoin d'aucun effort pour faire plier un être dénué du moindre lien a l'Aether. Facilite-moi donc la tâche et pose ton arme, la lutte est vaine.

Une telle assurance n'était pas pour me rassurer. Malgré son état, il ne semblait pas du tout inquiet.. Comment le prendre ? Une puissance véritable ou un coup de bluff ? Quoiqu'il en soi, j'attendais, en garde basse. Je n'avais pas besoin d'aller a lui, puisque lui devait prendre ma tête. Donc laissons venir..
Ce qui ne tarda pas. Vif il frappa horizontalement avec son épée.
Je pliais les jambes, laissant la lame siffler au dessus de moi, et reculais, feignant d'être en difficulté.
Je voulais m'éloigner d'Il'lianha, pour la laisser reprendre son souffle et ses forces.

Au vue du combat, il n'était pas dis que je puisse le terminer seul. Coup d'estoc, de choc, maniant une épée bâtarde, le duel était beaucoup plus brutal qu'un maniement de sabre, et cela ne semblait pas le gêner. Jusqu'a maintenant, il semblait jouer avec moi, qui, volontairement, ne me donnais pas a fond.
Systématiquement, mes attaquent passaient a un cheveu de lui, comme s'il était pris d'une danse furieuse avec mon épée, collés, proches mais jamais en contact. Lui en revanche me forçait a de violentes embardées pour ne pas avoir a mettre un "S" a Armédion.. Si le point de rupture était proche, il fallait réagir..

Alors qu'il tranchait verticalement, j'arrêtais sa lame avec la mienne, dans un combat de force brut. Les fers tremblaient tant nous luttions pour dominer cette passe. Il n'était pas au meilleur de sa forme, et c'était la seule raison pour laquelle je tenais. Mais j'attendais toujours qu'il..
Parfait ! Je sentais mon bras faiblir sous la force d'une nouvelle traction. Il avait a nouveau généré ce fouet d'eau pour l'enrouler autour de mon épée, tirant.


-Abandonne, Armédion, tu rendras service a tout le monde.

Je fermais les yeux, grinçant des dents. Je le sentais, ce vice, cette pourriture au fond de son âme. Lorsque je rouvris les yeux, ils étaient rouges, rouges sang, comme la flamme qui avait pris possession de ma lame.
L'Astriell me regarda, sans comprendre. Puis ce fut mon tour de "forcer". Ralliant les pouvoirs que me conféraient mon arme, je criais :


-Justice !

Médusé, mon adversaire fut expulsé contre le mur. Etant donné la noirceur de son âme et ses infraction, mon bras portait là force d'au moins dix hommes. C'était un peu comme si chacun de mes coups équivalait au contact d'une masse a deux main maniée par un Géant.

Bien sur, il se releva et reprit le combat, plus prudent. Ce fut à mon tour d'attaquer. Et dès le premier, coup, surpris qu'un homme sans pouvoir puisse faire montre d'une si grande puissance, il tenta de parer mon coup. Grosse erreur, car au contact de ma lame, la sienne vola en éclat.
Non, elle ne se fêla pas, ni ne se coupa. Elle vola en éclat. Et d'un revers, j'envoyais a nouveau valser l'Astriell.


-Je crois qu'il est l'heure de la rédemption.. Allez ! Lève-toi, que je ne frappe pas un homme a terre ! Bien que tu ne mérites pas vraiment mieux.

Tendu, crispé, je poussais tout de même la provocation.

-A moins que tu veuilles te rendre ?

Question idiote. D'un geste vif, sa jambe se détendit, frappant mon tibia. De douleur, je trébuchais et m'affaissais. Au taquet, lui, se releva et me frappa au niveau de poignet, je lâchais mon arme.
Immédiatement, la lueurs rouge s'éteignit, dans mes yeux comme sur mon fer. Il portait un sourire triomphale.
J'avais certes fait mes classes, mais contre un combattant de ce type, a mains nues, je n'avais pas la moindre chance.
Après quelques gestes, j'étais couvert de contusions et à terre.


-Je n'ai pas vraiment envie de faire preuve d'autant de droiture que toi..

Ladrian fit un petit tour sur le palier des chambres et s'arrêta devant mon arme. Posant le pied dessous, il la leva.
Tendant la main, je criais :


-NON ! NE FAITES PA..

Trop tard, l'épée était dans sa main. A peine l'avait-il touché que ses membres s'enflammèrent, aussi rouges que que la lame.
Mais plus atroces encore étaient ses yeux. Il semblait absent, mais souffrant d'un douleur indicible/ Comme un profond choc qui l'avait ébranlé et qui le meurtrissait a l'intérieur. Il tremblait, immobile, malgré le fait que ses mains brûlaient, comme si cette douleur n'était rien comparée a ce qu'il ressentait..
Puis il tomba, lâchant l'arme.
Immédiatement, j'allais a son chevet et rengainais mon épée puis posais deux doigts sur son coup.


-Seigneur, il respire..

Avec l'effet la force qu'il m'avait donné, même si j'étais persuadé qu'il vivrait, j'étais presque sur que son esprit était brisé. Son esprit oui, mais pas sa mémoire.
C'était un miracle qu'il n'ait pas été purement et simplement tué..


-Il est des feux avec lesquels il ne faut pas jouer.. Surtout quand on a les mains sales..

Murmurais-je.. Puis je me relevais, boitant, le gout du sang dans la bouche.. Fatigué, avec l'impression d'avoir deux trois trucs pas vraiment a leurs places.. C'est qu'il était fort le bougre. Puis je retournais a la chambre.. Au fond, il s'était déroulé quoi.. Une minute, a peine plus ?

-Il'lianha ? Vous allez bien ?

Je soupirais, un air triste, la cherchant des yeux.

-C'est finis..

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Novice Ǽthérian

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MessageSujet: Re: Un espoir. [Armédion Duchestre]   Lun 14 Nov - 20:19

A genoux sur le sol, ma queue de cheval retombant sur mon épaule, les mains plaquées contre le parquet, je luttais pour rester consciente. Mieux pour me relever et porter le coup fatal à mon adversaire.
Après tout, j'avais appris de lui ce que je voulais savoir. Ou plutôt, il avait confirmé mes soupçons.
Je savais dés à présent qui était le membre le plus puissant de la famille de ma mère, je savais aussi que la dite famille avait des moyens.
Les moyens de ne pas se salir les mains. Ladrian avait été leur premier homme de main, mais je ne doutais pas, après lui, d'autre viendrait.

Il ne me manquait qu'une seule chose, une chose que je lui arracherai avant de l'achever.
Tremblante de tous mes membres, je pestais, je devais me relever, utiliser encore cette avantage que j'avais sur lui, ce pouvoir que j'avais appris à contrôler plus ou moins bien.
Je pouvais sentir que mon adversaire menait la même lutte que moi, il n'y avait plus qu'à prier pour qu'il ne lutte pas seulement contre la douleur.
Je pus le sentir bouger et pestais de plus belle, il allait se relever...et m'amener.

C'était hors de question!! Je Les rencontrerai oui, mais quand je l'aurais décidé, pas avant!
Frappant du poing sur le sol, je me fis violence pour me redresser, mais alors que j'allais parvenir à me lever, Armédion entra dans la danse.
M'offrant un répit que je n'espérais plus et sur lequel je ne cracherais pas.

Les deux hommes engagèrent le combat et plusieurs fois je sursautais, remarquant que Ladrian prenait le dessus.
Je devais absolument me lever, il était hors de question que cette enflure puisse mettre à exécution son contrat.
Enfin debout, je remarquais alors que mon inquiétude n'était pas fondée. Armédion venait de prendre le dessus, de façon tout aussi inattendue que spectaculaire. Je ne pus retenir un sourire, cette erreur-ci, je ne l'aurais pas commise, bien que je ne me soit pas attendu à une telle démonstration de puissance, je savais qu'Armédion cachait son jeu, plutôt bien même.

Pourtant, une fois de plus, la situation changea et je me retrouvais de nouveau impuissante, séparé de mon sabre que j'avais stupidement laissé dernière moi en tentant de suivre les deux combattants hors de la chambre, je ne parvenais plus à faire appel à l'Aether, j'avais épuisé mes réserves.
Quand je voulu atteindre une de mes dagues, Ladrian commis une erreur de plus, se saisissant de l'arme d'Armédion, il sembla soudain se consumer sur place, brulant d'un feu plus chaud que ceux de l'enfer.

Note à moi même, penser à ne jamais toucher cette arme!

Armédion revint sur ses pas...j'avais si peu bougé que ça ??!
Relevant les yeux sur mon compagnon, je hochais vaguement la tête. Si j'allais bien? J'avais mal partout, un ma de chien à tenir sur mes jambes, des bleus partout et le gout métallique du sang dans la bouche.
Mais ce n'était pas le pire. Prenant appui sur la chambranle de la porte, je me redressais, tourné le dos à Armédion pour ramasser mon sabre et sortir de la chambre.
A pas mesuré, de peur de m'écrouler, je rejoignis le corps gisant, à peine en vie de Ladrian.
Relevant la tête, je le toisais, il ne m'apprendrais plus rien.

D'un geste brusque, je brandis mon sabre sous sa gorge, le regard dur, déterminé.

"A quoi pourrais- tu bien me servir maintenant? Tu es incapable de me révéler ce que je ne peux deviner seule."

Aucune réaction, un regard vide.

"Tu m'a pris ce que j'avais de plus cher, pourquoi te laisserais-je la vie?"

Saisissant mon sabre à deux mains, tremblant légérement, je levais mon arme prêt à frapper puis abatis ma lame qui alla se planter dans le parquet à quelques millimètres de la tête de Landrian.

"Tu es déjà mort de toute façon." soupirais-je prenant appui sur mon sabre, les yeux fermés.

Arrachant mon sabre du sol, je le remis à ma ceinture et relevais les yeux sur Armédion.

"Vous devriez rentrer chez vous. Si les gens qui en ont après vous sont capable de faire appel à des gens comme Ladrian, ils sont capables de tout et apparemment, ils vous connaisse un point faible."


Dévisageant mon compagnon, je me demandais lequel était-ce avant que la conversation que nous avions eu dans la ruelle ne me revienne.
Il était père. Et après les femmes, le plus grand point faible d'un homme restait souvent son sang.
J'esquissais un sourire ironique qui dégénéra vite en fou rire nerveux.

"Il semblerait que vous est moi n'ayons pas finis de nous battre."

La différence était que je pouvais choisir le moment ou je renoncerais, je ne risquais pas ma vie moi.

"Qu'allait vous faire de lui maintenant?" demandais-je en baissant les yeux sur les restes de Ladrian.

Je haussais les épaules, retrouvant mon indifférence coutumière, de toute façon, il pouvait bien aller au diable, il le méritait et comme il ne m'était plus d'aucune utilité.

"Ca n'a plus d'importance de toute façon. Vous n'êtes pas trop mal en point?"
demandais-je déjà plus intéressée.
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Un espoir. [Armédion Duchestre]

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